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L’inanité destructrice de la guerre

« Imaginez un monde où les armes ne sont qu’un vestige du passé, exposées dans les musées pour rappeler à la population l’absurdité de la violence. Où les conflits qui ravagent notre planète sont le fait d’êtres humains qui, semblables à de minuscules microbes vivant sur le même organisme et dépendant les uns des autres pour leur propre survie, s’entretuent et détruisent leur hôte par le fait même. L’inanité destructrice de la guerre vous semblerait évidente. » – Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 587

Sur les chemins de Sylvain Tesson

Pour qui souhaite découvrir l’écrivain Sylvain Tesson, je recommande Dans les forêts de Sibérie pour la solitude et la poésie du quotidien. Un fabuleux récit d'un ermitage de six mois dans une cabane en Sibérie (février à juillet 2010). L’auteur a tenu un journal qui fourmille d’intéressantes réflexions sur l'ermitage, avec de belles descriptions de ses journées (occupations, rencontres) et des lieux. Aussi, des citations tout à fait appropriées sur la vie d'ermite. C’est le livre que j’ai le plus aimé.

J’ai aussi apprécié La Panthère des neiges, pour la contemplation et la beauté du monde sauvage. Si le Tibet vous attire et que vous aimez le travail de Vincent Munier, ce fabuleux photographe qu’il accompagne, vous serez servi.

À ne pas négliger : Sur les chemins noirs, périple entrepris après un terrible accident, réappropriation d’un territoire inexploité — ces fameux chemins noirs qui apparaissent sur les cartes, zones encore sauvages, non envahies. Il a eu beaucoup de courage pour s’y lancer, parfois seul, parfois accompagné, sachant qu’il pouvait à tout instant être frappé par une crise d’épilepsie.

Son tout récent livre, Les piliers de la mer, nous transporte dans l’univers des forces tranquilles que sont ces piliers, ces petits cure‑dents plantés dans l’océan, qui parlent de force, de résistance, de dénuement. Tesson y dresse la carte de ceux qu’il a visités, escaladés, honorés. Derniers vestiges encore inexplorés par l’homme. Belle rencontre avec les éléments, l’austérité, le dépouillement. Une investigation singulière, nourrie d’espace intérieur, à travers la nature.

Son vocabulaire est riche, son écriture dense et poétique, et j’aime le regard qu’il jette sur le monde. Je ne dirais pas qu’il est désabusé, mais il se tient à l’écart. Et toujours, en filigrane, une quête d’identité ou de sens.