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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Le poids des mots

« Bien faire comprendre les mots et laisser leur poids agir. »

« Si on le fait bien, on est surpris, on s'émeut soi-même, on entre dans l'énergie du texte, dans l'énergie des émotions qu'est censé déclencher le texte. On est au service du texte mais le texte finit par nous récompenser par des états. Et pas le contraire ! »

« Interpréter, ce n'est pas uniquement dire de façon naturelle les intentions du texte, mais s'assurer que les mots sont compris, qu'ils sont articulés, que le phrasé, les pauses, les respirations regroupent les mots pour que le sens émerge, que les mots rayonnants rayonnent et que ceux qui n'ont pas à rayonner rayonnent moins. »

« On ne travaille pas à s'émouvoir : on travaille à émouvoir. »

– Robert Lepage, dans Robert Lepage : Entretien et présentation par Ludovic Fouquet, Actes Sud-Papiers, 2018, p. 82