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Le quatre-vingt-quatrième problème

Un jour, un fermier alla voir le Bouddha pour lui parler de ses problèmes. Il décrivit ses difficultés : combien son travail était compliqué, tant à cause de la sécheresse que de la mousson. Il parla au Bouddha de son épouse : il l’aimait, mais il y avait certaines choses chez elle qu’il aurait bien voulu changer. Même refrain en ce qui concernait ses enfants : oui, il les aimait, mais ils n’évoluaient pas comme il l’aurait souhaité. Quand il eut fini, il demanda comment le Bouddha pouvait l’aider à résoudre ses soucis. Le Bouddha répondit : « Je suis désolé, mais je ne peux pas vous aider. – Comment est-ce possible ? s’écria le fermier. Vous êtes censé être un grand maître ! – Je vais vous expliquer, répondit le Bouddha. Tous les êtres humains ont quatre-vingt-trois problèmes, c’est un fait. Bien sûr, certains problèmes disparaissent de temps en temps, mais bien vite, d’autres les remplacent. Nous aurons donc toujours quatre-vingt-trois problèmes. – À quoi sert donc votre ense...

L’origine du zen

« Le zen, comme le bouddhisme lui-même, est un produit de l’Inde. Cependant, son ancienneté est bien plus grande que celle du bouddhisme. Son origine est liée à l’habitude des philosophes indiens d’échapper à la chaleur en s’établissant dans les forêts. Là, ils passaient leur temps en méditation et dans l’observance de cérémonies religieuses. Cette pratique consistant à s’asseoir dans une posture définie, sous un grand arbre, pour méditer était considérée comme un exercice religieux agréable. Le développement ultime en fut le zazen, la forme de méditation pratiquée dans l’école zen. »

– Kohô Chisan, Le bouddhisme zen Sôtô, Vannes : Sully, 2006, p. 39