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La vie du bon côté : l’héritage de ma mère

Sa joie de vivre, son amour profond pour l’existence et pour les gens simples et bons, ainsi que sa manière de voir la vie du bon côté, sont les marques indélébiles de l’héritage qu’elle nous laisse. Elle adorait le sport, surtout la balle molle et le hockey. Elle y a joué, elle a accompagné les jeunes, et chacun savait combien elle en connaissait les moindres détails. Elle aimait aussi les jeux : le bingo, les cartes, les casse‑têtes et le Tock. Stratégique, toujours partante, et bonne perdante, elle apprenait vite et avec plaisir. Je me souviendrai toujours de ce jour-là : elle venait de passer un examen difficile à l’hôpital. C’était pénible, d’autant plus qu’elle n’était déjà pas en grande forme. J’étais certaine qu’elle irait se coucher dès son retour, tant l’examen avait été éprouvant. Mais non : mes cousines sont venues jouer au Tock, et c’était comme s’il ne s’était rien passé. À ma grande stupéfaction, elle riait, s’amusait… C’était tout à fait elle : elle ne s’assombrissa...

Les traductions du mot « zen »

« Zen » est la prononciation du mot chinois « chan », qui est lui-même une transcription phonétique du mot prakrit « jhana ». L’équivalent sanskrit de « jhana » est « dhyana » qui signifie « penser ». (…) Le mot « zen » apparaît pour la première fois dans la Chandogya Upanishad. Dans les premières traductions du sanskrit en chinois, le mot fut rendu par « pensée et pratique ». Les traductions plus tardives adoptèrent le terme « réflexion paisible ». La première expression signifie concentrer l’esprit sur un objet unique, y réfléchir profondément puis mettre cette réflexion en pratique. La seconde expression faisait référence à la pratique qui consiste à mettre son esprit au repos de manière à voir les choses avec plus de clarté. « Zen » a également été traduit par «  », c’est-à-dire fixe, stable. Ce terme renvoyait au fait de fixer son esprit sur un objet unique de façon à le libérer de toute distraction. »

– Kohô Chisan, Le bouddhisme zen Sôtô, Vannes : Sully, 2006, p. 39-40