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L’inanité destructrice de la guerre

« Imaginez un monde où les armes ne sont qu’un vestige du passé, exposées dans les musées pour rappeler à la population l’absurdité de la violence. Où les conflits qui ravagent notre planète sont le fait d’êtres humains qui, semblables à de minuscules microbes vivant sur le même organisme et dépendant les uns des autres pour leur propre survie, s’entretuent et détruisent leur hôte par le fait même. L’inanité destructrice de la guerre vous semblerait évidente. » – Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 587

La gêne

« La gêne est un étrange défaut du centre de gravité : n'est capable de l'éprouver qu'une personne dont le noyau est demeuré flottant. Les êtres solidement centrés ne comprennent pas de quoi il s'agit. La gêne suppose une hypertrophie de la perception de l'autre, d'où la politesse des gens gênés, qui ne vivent qu'en fonction d'autrui. Le paradoxe de la gêne est qu'elle crée un malaise à partir de la déférence que l'autre inspire. »

– Amélie Nothomb, La nostalgie heureuse*, Paris : Albin Michel, 2013, p. 128

* Voir le documentaire qui relate ce qu'elle décrit dans La nostalgie heureuse : son récent séjour au Japon avec l'équipe de tournage de l'émission « Empreintes » de France 5 : Amélie Nothomb, une vie entre deux eaux.

Amélie Nothomb a écrit quatre romans sur le Japon : Métaphysique des tubes (sa toute petite enfance, son état végétatif, sa nounou), Ni d’Ève ni d’Adam (son fiancé, le sentiment amoureux), Stupeur et tremblements (sa terrifiante expérience dans l’entreprise japonaise, une armée en somme, dont on a fait une excellente adaptation au cinéma) et ce tout dernier roman, La nostalgie heureuse, récit de ce voyage sous un angle introspectif.