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La vie du bon côté : l’héritage de ma mère

Sa joie de vivre, son amour profond pour l’existence et pour les gens simples et bons, ainsi que sa manière de voir la vie du bon côté, sont les marques indélébiles de l’héritage qu’elle nous laisse. Elle adorait le sport, surtout la balle molle et le hockey. Elle y a joué, elle a accompagné les jeunes, et chacun savait combien elle en connaissait les moindres détails. Elle aimait aussi les jeux : le bingo, les cartes, les casse‑têtes et le Tock. Stratégique, toujours partante, et bonne perdante, elle apprenait vite et avec plaisir. Je me souviendrai toujours de ce jour-là : elle venait de passer un examen difficile à l’hôpital. C’était pénible, d’autant plus qu’elle n’était déjà pas en grande forme. J’étais certaine qu’elle irait se coucher dès son retour, tant l’examen avait été éprouvant. Mais non : mes cousines sont venues jouer au Tock, et c’était comme s’il ne s’était rien passé. À ma grande stupéfaction, elle riait, s’amusait… C’était tout à fait elle : elle ne s’assombrissa...

« Walden ou la vie dans les bois » (Thoreau )

« Seul point le jour auquel nous sommes éveillés. »

« Chaque matin était une invitation joyeuse à égaler en simplicité, je pourrais dire en innocence, la nature elle-même. »

« Simplifiez, simplifiez !»

« Un homme est riche en proportion du nombre de choses dont il peut se permettre de se priver. »

« Il y a de nombreuses belles choses que nous ne pouvons pas dire si nous avons à crier. »

« Nos inventions ne sont en général que de jolis jouets, qui détournent notre attention des choses sérieuses. »

« Quand un homme ne marche pas du même pas que ses compagnons, c'est peut-être parce qu'il entend un autre tambour. Laissez-le marcher suivant la musique qu'il entend, quelle que soit sa mesure, aussi lointaine soit-elle. »

« La majorité des hommes mène une vie de tranquille désespoir. Un désespoir stéréotypé, mais inconscient se dissimule même sous ce que nous appelons les jeux et les divertissements de l'espèce humaine. Nul plaisir en eux, car ils viennent après le travail. »

« Notre vie se gaspille en détails. »

« Il est malaisé de se procurer comme de préparer une nourriture assez simple et assez propre pour ne pas offenser l'imagination; mais cette dernière, je crois, est à nourrir lorsqu'on nourrit le corps; l'un et l'autre devraient s'asseoir à la même table. »

« Pour celui dont la pensée élastique et vigoureuse marche de pair avec le soleil, le jour est un éternel matin. »

« Grâce à mon expérience, j'appris au moins que si l'on avance hardiment dans la direction de ses rêves, et s'efforce de vivre la vie qu'on s'est imaginée, on sera payé de succès inattendus en temps ordinaire. »

– Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois, Paris : Gallimard, 1990, c1922