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Choisir ce que vous laissez entrer dans votre esprit

Personnellement, nous avons banni tout visionnement de films, reportages ou émissions qui traitent de la violence en la magnifiant tout en la banalisant. Nous prenons les nouvelles surtout dans la presse écrite et nous avons horreur de voir les images des bombardements dans les médias : nous ne sommes pas sans savoir qu’il y a du vivant sous ces bombes — des arbres, des animaux, des oiseaux, des humains qui souffrent et se meurent. Nous nous éloignons des réseaux sociaux qui mettent en scène la force sous toutes ses formes. Nous savons trop bien que la violence et la puissance possèdent un pouvoir de séduction redoutable, et que l’on peut s’y laisser aller, en tant que peuple comme en tant qu’individus. Cette séduction est dangereuse, car elle désensibilise et nous éloigne de notre humanité. Nous ne nions pas la violence du monde, nous refusons d’en consommer la mise en scène. Ce qui est très différent de s’aveugler ou de se fermer les yeux. Ouvrir le regard à la beauté, à la sensibili...

Lettre à Rimouski

Tu n’es ni mon origine, ni mon port d’attache, et pourtant, c’est vers toi que je viens quand j’ai besoin de revenir à la simplicité de la vie.

Avec toi, j’ai vécu des instants précieux — des moments partagés avec ma mère, des éclats de complicité avec mon ami. Ces souvenirs tissent une toile de fond qui te rend familière, presque intime.

Ta promenade de la mer est mon espace de respiration. L'air salin que porte l'estuaire me réveille, me fait du bien.

Je suis habituée au voyage lent, et toi, Rimouski, tu épouses ce rythme. Tu es loin de la frénésie, tu m'offres le calme.

Chez toi, je trouve des cafés accueillants, des gens gentils, une ambiance douce. Tu ne remplaces pas ma ville d’adoption, mais tu m’offres une parenthèse précieuse.

Tu es ce lieu magnifique, Rimouski, où je me sens accueillie dans une période de transition. Je t’apprécie plus que tout.