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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

La vacuité

« Une hutte solitaire au sommet du pic dominant mille autres montages,
Une moitié est occupée par un vieux moine et l’autre par un nuage :
la nuit dernière la tempête soufflait, et le nuage fut emporté,
après tout, un nuage ne peut égaler la tranquillité du vieillard. »

– Koueï-tsoung Tchih-tchih, extrait puisé dans le livre de Daisetz Teitaro Suzuki, Essais sur le bouddhisme zen, séries I, II et III, traduits sous la direction de Jean Herbert, Paris : Albin Michel, 1972, p. 802

Commentaire de D.T. Suzuki : «  L’auteur de ces vers exprime adroitement sa façon de saisir la Vacuité; il ne faut pas y lire une simple description de la hutte solitaire où il vit en compagnie des nuages. »