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Vie philosophique

« Somme toute, les expériences mystiques de Plotin ont été extrêmement rares. Le reste du temps, c’est-à-dire presque tout le temps, il s’efforçait, comme dit Porphyre, d’« être présent à lui-même et aux autres » ( Vie de Plotin , 8, 19), ce qui est finalement une excellente définition de ce que devrait être toute vie philosophique. » – Pierre Hadot, La Philosophie comme manière de vivre : Entretiens avec Jeannie Carlier et Arnold I. Davidson , Paris : Albin Michel, 2001, p. 135-136

Le crime d’écocide

« Le crime d’écocide est entendu comme « le fait de porter une atteinte grave à l’environnement ou de détruire celui-ci de manière à altérer de façon grave et durable le bien commun et les services écosystémiques dont dépendent certains groupes humains ».

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Le terme écocide a été utilisé pour la première fois en 1970 par Arthur Galston, botaniste et président du département de botanique de l’Université de Yale. Ses recherches ont abouti à l’invention de l’Agent Orange, un herbicide très toxique pulvérisé par les États-Unis pendant la guerre du Vietnam.

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Malgré les nombreux outils proposés par le droit environnemental national et international ainsi que par le droit pénal international, des vides juridiques demeurent en matière de protection de l’environnement.

Le droit international doit encore définir avec précision la responsabilité pénale en matière de crimes d’écocide, que ceux-ci soient commis en temps de paix ou dans le cadre de conflits armés.

Compte tenu de la prise de conscience croissante de l’humanité de l’importance capitale de l’intégrité de l’environnement pour la préservation de la vie sur terre, la reconnaissance du crime d’écocide, s’il devait être intégré au droit international, permettrait de décourager et de punir les agissements mettant en péril les plus essentielles des valeurs de nos sociétés. » (nos soulignés)

– Extraits tirés de l’Avis juridique consultatif, Tribunal international Monsanto, La Haye, 18 avril 2017, p. 51-53