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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Le crime d’écocide

« Le crime d’écocide est entendu comme « le fait de porter une atteinte grave à l’environnement ou de détruire celui-ci de manière à altérer de façon grave et durable le bien commun et les services écosystémiques dont dépendent certains groupes humains ».

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Le terme écocide a été utilisé pour la première fois en 1970 par Arthur Galston, botaniste et président du département de botanique de l’Université de Yale. Ses recherches ont abouti à l’invention de l’Agent Orange, un herbicide très toxique pulvérisé par les États-Unis pendant la guerre du Vietnam.

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Malgré les nombreux outils proposés par le droit environnemental national et international ainsi que par le droit pénal international, des vides juridiques demeurent en matière de protection de l’environnement.

Le droit international doit encore définir avec précision la responsabilité pénale en matière de crimes d’écocide, que ceux-ci soient commis en temps de paix ou dans le cadre de conflits armés.

Compte tenu de la prise de conscience croissante de l’humanité de l’importance capitale de l’intégrité de l’environnement pour la préservation de la vie sur terre, la reconnaissance du crime d’écocide, s’il devait être intégré au droit international, permettrait de décourager et de punir les agissements mettant en péril les plus essentielles des valeurs de nos sociétés. » (nos soulignés)

– Extraits tirés de l’Avis juridique consultatif, Tribunal international Monsanto, La Haye, 18 avril 2017, p. 51-53