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L’Étranger de François Ozon

En voyant L’Étranger de François Ozon, que j’ai trouvé excellent et fidèle au roman de Camus, on cherche encore à comprendre le geste de Meursault, et rien ne semble l’expliquer, sinon son attitude générale face à la vie : ni froide ni chaude, indifférente à tout. Son existence semble baignée d’une apathie totale. Tuer ou ne pas tuer, aimer ou ne pas aimer, vivre ou mourir, tout paraît placé sur le même pied d’égalité, tant cet individu semble vidé intérieurement. Il est d’une neutralité glaciale ; ses agissements semblent le dépasser. Il n’est intime ni avec lui-même ni avec les autres. La mort de sa mère en est un exemple frappant : il ne sait pas comment se comporter, on lui dicte les gestes attendus. Il semble ne rien éprouver, et pourtant, plus tard, il finira par penser à elle, allant même jusqu’à la revoir intérieurement, comme s’il vivait à retardement ce qui lui arrive. Ainsi, même s’il n’est pas méchant, il ne donne pas davantage l’impression d’être bon. L’individu qui l’e...

La voie des fleurs

La Voie des fleurs (en japonais, ka-dô) remonte aux origines mêmes du bouddhisme. Elle cherche à exprimer le rapport de l'homme avec la nature. En voici les dix principes directeurs :

1. De l'infiniment grand à l'infiniment petit, tout est mis en relation par la Voie des fleurs.
2. Porter le Vide dans le coeur, c'est y porter le Tout.
3. Quand l'esprit est calme et pur, on peut tout trouver sans penser.
4. Et chasser toute crainte.
5. Respectez et ménagez les plantes comme tous les autres êtres vivants.
6. De même, aimez et honorez tous les hommes.
7. Occupez harmonieusement le lieu où vous vous trouvez.
8. Gardez un esprit religieux quand vous arrangez des fleurs.
9. Unissez le corps et l'esprit.
10. Renoncez à vous-même.

– Jacques Brosse, L'univers du Zen : Histoire, spiritualité et civilisation, Paris : Albin Michel, 2015, p. 234