Passer au contenu principal

En vedette

L’inanité destructrice de la guerre

« Imaginez un monde où les armes ne sont qu’un vestige du passé, exposées dans les musées pour rappeler à la population l’absurdité de la violence. Où les conflits qui ravagent notre planète sont le fait d’êtres humains qui, semblables à de minuscules microbes vivant sur le même organisme et dépendant les uns des autres pour leur propre survie, s’entretuent et détruisent leur hôte par le fait même. L’inanité destructrice de la guerre vous semblerait évidente. » – Wayne W. Dyer, Le bonheur selon Lao-Tseu : la sagesse du tao au quotidien , Guy Trédaniel Éditeur, 2009, p. 587

Professeur Norman Cornett

La première scène donne le ton du film Professeur Norman Cornett d’Alanis Obomsawin (ONF, 2009). Elle s’ouvre sur la chanson Another Brick in the Wall de Pink Floyd. Le reste de la trame narrative est composé de témoignages et d’extraits de sessions de classe. Le film s’articule autour du choc provoqué par le congédiement du professeur Cornett par l’Université McGill. La désolation de ses anciens étudiants est palpable. Les invités de ses cours ne parviennent pas non plus à comprendre ce qui a motivé cette décision. Plusieurs hypothèses circulent : « il n’était pas compétitif », « il ne publiait pas », « sa méthode d’enseignement n’était pas conventionnelle ». À l’écoute du film, on constate pourtant que son approche pédagogique, fondée sur le dialogue, avait le mérite d’éveiller les consciences et d’encourager la pensée autonome. Elle faisait naître des esprits libres. Il me semble qu’on aurait plutôt dû lui dire : « merci, monsieur le professeur ».

Qu'est devenu ce professeur ? Il poursuit son enseignement sur son blogue
Have You Experienced? – The Website of Professor Norman Cornett's Dialogic Sessions.