vendredi 29 juillet 2011

mercredi 27 juillet 2011

Bureau de la sécurité privée

Un agent de la sécurité a-t-il le pouvoir d’exercer une fouille? Est-il autorisé à faire ouvrir des sacs pour vérification? Doit-il justifier un motif raisonnable? Doit-il s'identifier ou exhiber son permis?

À la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, l'on vous dira très certainement qu'il n'est pas illégal de faire ouvrir des sacs pour vérification. Lors des festivals, cela se produit fréquemment pour raison de sécurité. Tout le monde sait, par contre, que la ligne est parfois mince entre une fouille légale et une fouille illégale ou abusive. Certains journalistes ont dénoncé les excès commis à l'entrée des sites des festival (lire le billet de David Desjardins dans Voir Québec qui s’intitule «Civilisation» (http://voir.ca/chroniques/desjardins/2011/07/13/civilisation/).

Le Bureau de la sécurité privée peut vous aider à démêler tout cela. Ce Bureau a pour mission de veiller à la protection du public et à cette fin:

1° il voit à l'application de la présente loi et de ses règlements;

2° il délivre des permis d'agence et des permis d'agent;

3° il traite les plaintes qu'il reçoit contre les titulaires de permis;

4° il dispense la formation aux représentants des titulaires de permis d'agence;

5° il favorise la cohérence des actions des intervenants de la sécurité privée avec celles des intervenants de la sécurité publique;

6° il donne son avis au ministre sur toute question que celui-ci peut lui soumettre en matière de sécurité privée.

Le Bureau de la sécurité privée peut suspendre, révoquer ou refuser de renouveler le permis d'agence ou d’agent. Il a des pouvoirs d’inspection et d’enquête. Il tient également un registre des titulaires de permis. Ce registre est public et il sera bientôt accessible.

Lien pour consulter la Loi sur la sécurité privée (L.R.Q., c. S-3.5).

lundi 25 juillet 2011

On peut se dire au revoir plusieurs fois

David Servan-Schreiber a terminé son odyssée dont il a raconté la fin d'une façon émouvante dans son dernier livre écrit sur un ton personnel : « On peut se dire au revoir plusieurs fois » (Paris : Laffont, 2011).

« David Servan-Schreiber dit tout. Les peurs enfantines, irrationnelles, qui, désormais, peuplent ses nuits de vampires et de loups-garous. Les douleurs atroces et puis aussi cet engourdissement qui, parfois, l’enveloppe. Ses joies, ses regrets ou ses doutes sur ses engagements antérieurs. Notamment celui qu’il a porté si haut et si loin avec son best-seller mondial, « Anticancer ». Qu’il se rassure : en matière de prévention du cancer, il a gagné toutes ses batailles. En faveur de la méditation, du stress « positif », de l’effort physique et enfin d’une nutrition plus adaptée, plus écologique, recommandée aujourd’hui par les cancérologues qui étaient, à l’époque, les moins favorables à ses thèses. Après avoir aidé tant les malades à vaincre le tabou de la dépression ou du cancer, David Servan-Schreiber nous donne, dans ce testament souvent jubilatoire, des armes contre la mort. Pour la réussir. C’est un récit qu’on lit, submergé par l’émotion, avec un fort sentiment de gratitude. »
– F.-O. G. « David, Goliath et la mort « réussie » ». Sommaire, p. 4, Le Point 2022, 16 juin 2011

samedi 23 juillet 2011

Hyperconsommation

« À l’ombre de la légèreté consumériste, une nouvelle lourdeur s’est emparée des existences. »
– Gilles Lipovetsky

Le sujet de l'hyperconsommation est traité brillamment par Gilles Lipovetsky, philosophe et sociologue français, dans l’un de ses récents essais : Le bonheur paradoxal : essai sur la société de consommation (Paris : Gallimard, 2006). Tout en étant fort critique, l’auteur apporte beaucoup de nuances à son propos. Son essai regorge d’observations riches et intéressantes.

« L’éphémère n’est pas une mode éphémère »

mercredi 20 juillet 2011

Comprendre le livre numérique

Numeriklivres est une maison d’édition 100% numérique qui s’investit à fond dans le développement de la lecture – sous forme numérique ou pas. Dans le but de transcender la vaine opposition entre les tenants du livre papier et ceux du livre numérique, elle questionne la lecture en tant que telle en posant cet enjeu : « Papier ou numérique, les lecteurs seront-ils au rendez-vous ? » Pour ce faire, elle a créé une collection intitulée Comprendre le livre numérique, collection qui a donné naissance à un site d’intérêt sur la question. Le premier livre de cette collection est De la bibliothèque à la bibliosphère de Lorenzo Soccavo.

– Texte de Daniel Ducharme

jeudi 14 juillet 2011

Arthur Villeneuve, peintre naïf

Arthur Villeneuve (1910-1990) est un digne représentant de l’art naïf.

La maison du barbier (expression particulière du Québec qui désigne un "coiffeur pour hommes"), entièrement peinte des œuvres naïves de l’artiste, a été préservée et l'on peut la visiter au musée de La pulperie de Chicoutimi.

Villeneuve, peintre-barbier, Marcel Carrière, 1964, 16 min 12 s

Villeneuve, peintre-barbier, Marcel Carrière, offert par l'Office national du film du Canada

lundi 11 juillet 2011

Capitalisme infantilisant

« Consommateurs ou citoyens ? D'ordinaire, les deux termes ne sont pas jugés antagoniques. Benjamin Barber démontre qu'ils le sont. Car le capitalisme a radicalement changé. S'il a pu être historiquement associé à des vertus qui ont aussi contribué à fonder la démocratie, il est aujourd'hui lié à des vices qui la détruisent. L'"éthique protestante" de Max Weber, qui privilégiait le travail, l'épargne, la vie simple, la probité, la responsabilité et une économie oeuvrant à la satisfaction de vrais besoins, s'est muée en son contraire : un "éthos infantiliste" qui glorifie la consommation, la superficialité et la dépense inutile pour assouvir de faux besoins. Les ex-citoyens sont transformés en grands enfants, tandis que les vrais enfants et les adolescents deviennent l'épicentre et la cible privilégiée du marketing. Benjamin Barber étudie sous divers angles cette régression culturelle, insistant notamment sur les progrès extravagants d'une privatisation qui dynamite le contrat social et n'épargne même plus les fonctions régaliennes de l'État, comme la police et l'armée, ou encore sur la création d'identités factices autour des marques. »
– Résumé du livre : Evene.fr

Barber, Benjamin. Comment le capitalisme nous infantilise, traduit de l’anglais par Lise et Paul Chemla. Paris : Fayard, 2007, 526 p.

vendredi 8 juillet 2011

Vieillir : un trip d’acide ?

« Dans votre livre, vous comparez le vieillissement à un trip d'acide. Est-ce une boutade?
- Oui et non. Quand j'enseignais à l'université, pendant les années 1960, je voyais régulièrement des étudiants arriver à mes cours complètement défoncés. Ils ne cherchaient pas qu'à s'amuser ! À l'époque, de nombreux hippies étaient persuadés que les drogues pouvaient les aider à voir le monde différemment. Qu'elles étaient le meilleur moyen d'atteindre des états de conscience modifiés, où l'esprit serait libéré de toute trace de matérialisme, d'ambition dévorante, de jalousie... Je sais maintenant qu'il existe une façon parfaitement naturelle de modifier son état de conscience : vieillir. À 77 ans, je ne vois plus le monde de la même façon qu'à 20 ans. Mes idées sur la réussite, la carrière, l'ego, le mariage, la sexualité... tout ça a radicalement changé ! »
– Theodore Roszak (extrait d'un entretien mené par Dominique Forget avec l’historien et romancier américain, « À 65 ans, on change le monde ! », L’Actualité, 15 mars 2011. Titre du livre dont il est question : The Making of an Elder Culture: Reflections on the Future of America's Most Audacious Generation).

mercredi 6 juillet 2011

Aire de repos
















Photo: Chartrand Saint-Louis

vendredi 1 juillet 2011