lundi 30 août 2010

Appropriation de soi

Aujourd’hui se propagent le stress, le harcèlement, la perte de sens et la souffrance dans le monde du travail. À l’échelon individuel, comment se protéger contre les méfaits de l’organisation du travail? Comment parvenir à préserver une parcelle de soi-même, rester maître de son temps et résister à l’aliénation?

Philosophie Magazine (mensuel numéro 39, mai 2010) répond à ces questions dans son dossier : « Le travail nuit-il à la santé? ».

Abus d’investissement
« La volonté de s’accomplir coûte que coûte dans son travail peut avoir des effets pervers. Ainsi l’aliénation peut-elle naître d’une confiance trop naïve dans les puissances bienfaisantes du labeur, conduisant à en espérer davantage qu’il ne peut apporter. Cette tendance à tout vouloir de son travail est flattée par de nombreux managers. En offrant à leurs employés des conditions confortables et la possibilité de progresser rapidement en termes de carrière et de salaire, ils encouragent les individus à tout donner, au risque de leur vie privée et de leur santé. » (Michel Eltchaninoff, p. 55)

Attentes irréalistes à l’égard du travail
« Pourquoi le travail aurait-il pour effet de nous isoler, de nous affaiblir, de nous abattre? Précisément parce que nous ne comptons pas sur lui uniquement pour gagner de l’argent. Nous en attendons des satisfactions personnelles et sociales, un moyen d’apprendre, de nous améliorer, de nous émanciper. L’aliénation est le nom de cet immense espoir déçu. » (Michel Eltchaninoff, p. 48)

Beauté intrinsèque de tout travail
« La solution serait d’affronter la réalité et les finalités de son travail, quitte à emprunter, si c’est possible, une autre voie. À moins de rabaisser ses prétentions et d’apprendre à respecter, dans les tâches les plus humbles et apparemment les plus absurdes, la beauté intrinsèque de tout travail. » (Michel Eltchaninoff, p. 55)

Réalisme et pessimisme
« Une certaine dose de réalisme ou de pessimisme sur les vertus du travail peut contribuer à nous rendre plus heureux. » (Alain de Botton, philosophe, p. 43)

Se tourner vers la philosophie
« De façon générale, les philosophes ont toujours été méfiants vis-à-vis du travail, notamment physique et servile. Ils ont aussi continûment mis en garde leurs semblables contre la médiocrité d’une vie qui serait tout entière dévolue à la survie ou à l’accumulation de richesses. À côté des nécessités économiques, les philosophes n’ont de cesse d’affirmer la nécessité de la contemplation et de la réflexion gratuite, pour que la condition humaine soit vraiment accomplie et digne d’être vécue. » (Alexandre Lacroix, rédacteur en chef, p. 39)

Temps privé
« La fin de l’aliénation dépend donc à la fois des conditions objectives de travail et de notre rapport intime à nos tâches. Ainsi savoir résister au désir de découvrir ses messages en temps réel ou respecter le temps privé permet-il, au moins dans un premier temps, de réduire cette aliénation qui touche à notre conscience elle-même. » (Michel Eltchaninoff, p. 52)

Une activité parmi tant d’autres
« Travailler est une nécessité, mais aussi, ne l’oublions pas, une immense fatigue. Il ne faudrait pas que cette activité coupe court à tous nos rêves, envahisse à chaque instant notre conscience, dirige nos émotions. Si notre survie dépend de notre obéissance aux diktats de l’univers professionnel, la vie est ailleurs. » (Alexandre Lacroix, rédacteur en chef, p. 39)

Voies multiples pour exprimer ses talents
« Bien travailler, prendre du plaisir dans son travail n’a pas toujours besoin d’être fait en référence à un but ultime grandiose. (…) Nous exagérons l’idée que seuls certains métiers donnent des gratifications. Les voies pour exprimer ses talents sont multiples. » (Alain de Botton, philosophe, p. 43)

À lire:

Honneth, Axel. La société du mépris. Paris : La découverte, 2006.
Marx, Karl. Manuscrits de 1844. Paris : Flammarion, 2008, 572 p.
Stiegler, Bernard. Pour une nouvelle critique de l’économie politique. Paris : Galilée, 2009, 96 p.

mercredi 25 août 2010

Journal 1887-1910 (Jules Renard)

Amitié
« Il n’y a pas d’amis : il y a des moments d’amitié. »
(4 janvier 1894)

« C’est surtout en amitié que l’hypocrisie peut durer longtemps. En amour, il ne suffit pas de parler : il faut agir. L’amitié peut se passer longtemps de preuves. »
(15 octobre 1908)

Au-delà
« Nous ne connaissons pas l’Au-delà parce que cette ignorance est la condition même de notre vie à nous. De même, la glace ne peut connaître le feu qu’à la condition de fondre, de s’évanouir. »
(24 septembre 1908)

Bonheur
« Prends garde! Le bonheur qui déborde éclabousse le voisin. »
(9 août 1905)

Cerveau
« L’homme porte ses racines dans sa tête. »
(23 mai 1902)

Chagrin
« Nous ne sommes même pas responsables de nos chagrins. »
(août 1909)

Chat
« L’idée du calme est dans un chat assis. »
(30 janvier 1889)

Conversation
« Aujourd’hui on ne sait plus parler, parce qu’on ne sait plus écouter. (...) La conversation est un jeu de sécateur, où chacun taille la voix du voisin aussitôt qu’elle pousse. »
(29 janvier 1893)

Destinée
« Avons-nous une destinée? Sommes-nous libres? Quel ennui de ne pas savoir! Quels ennuis si l’on savait! »
(14 juin 1889)

Deuil
« C’est si ennuyeux le deuil! À chaque instant il faut se rappeler qu’on est triste. »
(30 septembre 1897)

Écrire
« L’entraînement du porte-plume. Toute seule, la pensée va où elle veut. Elle tire de son côté, lui du sien. Elle est comme un aveugle que son bâton conduit de travers, et ce que je viens d’écrire n’est déjà plus ce que je voulais écrire. »
(5 décembre 1894)

Égalité
« Les hommes naissent égaux. Dès le lendemain, ils ne le sont plus. »
(12 septembre 1907)

Examen
« Trop méprisé l’avis d’autrui dans les questions graves, trop consulté autrui dans les frivoles. »
(1er janvier 1895)

Femme
« Ne dites pas à une femme qu’elle est jolie. Dites-lui seulement qu’elle ne ressemble pas aux autres, et toutes ses carrières vous seront ouvertes. »
(29 avril 1898)

Gloire
« La gloire d’hier ne compte plus; celle d’aujourd’hui est trop fade, et je ne désire que celle de demain. »
(20 mars 1894)

Homme
« L’homme est un animal qui lève la tête au ciel et ne voit que les araignées au plafond. »
(10 avril 1894)

Humour
« C’est la propreté morale et quotidienne de l’esprit. »
(23 février 1910)

Individu
« Il s’agit d’être, non pas le premier, mais unique. »
(2 juin 1899)

Héritage
« La mort nous prend un parent, mais elle le paie, et il ne faut pas beaucoup d’argent pour qu’elle se fasse pardonner. »
(30 mai 1901)

Ironie
« L’ironie est surtout un jeu d’esprit. L’humour serait plutôt un jeu du cœur, un jeu de sensibilité. »
(1er janvier 1894)

« L’ironie doit faire court. La sincérité peut s’étendre. »
(26 février 1908)

Jeune
« Un jeune, c’est celui qui n’a pas encore menti. »
(4 novembre 1898)

Libre penseur
« Libre penseur. Penseur suffit. »
(26 juin 1905)

Lire
« Il faut feuilleter tous les livres et n’en lire qu’un ou deux. »
(15 août 1898)

Mensonge
« Dis quelquefois la vérité, afin qu’on te croie quand tu mentiras. »
(12 mai 1893)

« Il n’est pas possible de dire la vérité, mais on peut faire des mensonges transparents : c’est à vous de voir au travers. »
(16 février 1902)

Mort
« La préoccupation de la mort, c’est comme une nacelle d’où l’on peut voir, de haut, le petit monde. »
(27 avril 1894)

Mot
« Si le mot cul est dans une phrase, le public, fût-elle sublime, n’entendra que ce mot. »
(31 mai 1893)

« Je voudrais être de ces grands hommes qui avaient peu de choses à dire, et qui l’ont dit en peu de mots. »
(14 juillet 1896)

« Il n’y a pas de synonymes. Il n’y a que des mots nécessaires, et le bon écrivain les connaît. »
(7 janvier 1899)

Nature
« Il faut aimer la nature et les hommes malgré la boue. »
(27 mars 1893)

Nouveau-né
« C’est à croire que les yeux des nouveau-nés, ces yeux qui ne voient pas et où l’on voit à peine, ces yeux sans blanc, profonds et vagues, sont faits avec un peu de l’abîme dont ils sortent. »
(2 février 1889)

Oeuvre
« Il faut que l’œuvre naisse et croisse comme l’arbre. Il n’y a pas, dans l’air, de règles, de lignes invisibles où viendront s’appliquer exactement les branches : l’arbre sort tout entier du germe qui le contenait, et il se développe à l’air libre, librement. C’est le jardinier qui trace des plans, des chemins à suivre, et qui l’abîme. »
(21 novembre 1905)

Paresse
« Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d’inquiétude qui n’est pas vulgaire, et auquel l’esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles. »
(1er octobre 1898)

Pensée
« Une pensée écrite est morte. Elle vivait. Elle ne vit plus. Elle était fleur. L’écriture l’a rendue artificielle, c’est-à-dire immuable. »
(15 novembre 1888)

Politique
« La politique devrait être la plus belle chose du monde : un citoyen au service de son pays. C’est la plus basse. »
(6 octobre 1907)

Succès
« Le danger du succès, c’est qu’il nous fait oublier l’effroyable injustice du monde. »
(13 janvier 1908)

Suicide
« Que de gens ont voulu se suicider, et se sont contentés de déchirer leur photographie! »
(29 décembre 1888)

Talent
« Si j’avais du talent, on m’imiterait. Si l’on m’imitait, je deviendrais à la mode. Si je devenais à la mode, je passerais bientôt de mode. Donc, il vaut mieux que je n’aie pas de talent. »
(21 avril 1896)

Travail
« La peur de l’ennui est la seule excuse du travail. »
(10 septembre 1892)

Vie
« Toujours peur de la vie, et, quand elle a passé, je ne peux plus en détacher mes yeux. »
(25 mars 1905)

Renard, Jules. Journal 1887-1910; recueil d’extraits composé par Claude Barousse. S.l. : s.n, 1995 (coll. Babel, 152) (ISBN: 2742705406)

dimanche 22 août 2010

Stoïcisme

« Si tu souffres à propos de quelque chose d’extérieur, ce n’est pas cette chose qui te trouble, mais ton jugement sur elle. »
– Marc Aurèle (Pensées, Livre VIII, fragment 47, Paris : Payot & Rivages, 2003)

jeudi 19 août 2010

Stress sans détresse (Hans Selye)

Hans Selye (1907-1982), éminent chercheur d’origine austro-hongroise, fut mondialement connu pour avoir découvert et étudié le stress.

En 1956, il faisait paraître un ouvrage qui le rendit célèbre : Le stress de la vie : le problème de l'adaptation (Paris : Gallimard ; Saint-Laurent : Lacombe, c1975), où il est question du « syndrome d’adaptation », soit « l’ensemble des modifications qui permettent à un organisme de supporter les conséquences physiopathologiques d’un traumatisme naturel ou opératoire. »

Un nouveau vocable allait bientôt naître : le stress. Il a admirablement bien vulgarisé cette notion dans un ouvrage publié en 1974 : Stress sans détresse (Montréal : Les Éditions La Presse). Dans ce livre, l'on trouve une définition simple et claire de ce qu’est le stress : « Le stress est la réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui lui est faite ». À la lecture de cet énoncé, on perçoit nettement que le stress n’a pas (d’une manière inhérente) une composante négative. Comme il le disait si bien, le fait que l’agent stressant soit plaisant (joie) ou non (désespoir) est sans importance, son effet dépend de l’« intensité de la demande » faite à la « capacité d’adaptation » du corps.

Un état de « détresse » est ressenti lorsque le stress devient nuisible ou désagréable. Les tensions mentales, les frustrations et l’insécurité sont des agents stressants très nocifs. Lorsque l’agent stressant a disparu ou cessé d’agir, les effets du stress ne cessent pas pour autant, ils peuvent se prolonger.

Il existe deux voies principales de survie : la lutte (attitude catatoxique) et l’adaptation (attitude syntoxique).

Les prescriptions du Dr Selye pour parvenir à contrer les effets nuisibles du stress se résument ainsi:

• Simplicité dans les habitudes de vie ;
• Évitez les complications inutiles ;
• Gagnez la bonne volonté d’autrui ;
• Efforcez-vous d’oublier ce qui est laid et pénible, mais inévitable ;
• Crevez l’abcès au lieu de prolonger la douleur ;
• L’activité est une nécessité biologique.

L’auteur faisait remarquer qu’il n’y a rien de plus destructeur que de rester inactif et dans l’absence totale de stimulation.

Élément important : le stress est nécessaire à la vie. Sans stress, il n’y a pas de vie, c’est la mort.

Toujours et préalablement à toute démarche : « la connaissance de soi ». En découvrant notre niveau de stress optimal, nous pouvons utiliser adéquatement notre énergie d’adaptation, en allant au rythme qui nous convient, dans un sens conforme à notre personnalité. Cette démarche préalable doit inévitablement être très personnelle.

Le Dr Selye a publié de nombreux articles et plus de 40 livres sur le stress. En 2006, il fut intronisé au temple de la renommée médicale canadienne.

Un très intéressant documentaire, Pour l’amour du stress, a été réalisé en 1990 par Jacques Godbout pour l’Office national du film (ONF). Ce documentaire évoque la vie, la carrière et la personnalité du Dr Hans Selye.

Le stress selon Hans Selye, dans les Archives de Radio-Canada.

Rappelez-moi Lise, Épisode 2, samedi 9 juin 2012, Hans Selye (20 novembre 1974) (18:10 à 37:00)

Hans Selye: Qui n'a jamais souffert du stress? Article de Jacques Beaulieu, Chroniqueur et communicateur scientifique, Huffington Post Québec, 8 janvier 2016.

lundi 16 août 2010

Recul et distanciation

« Toutes les complications de l'existence et cette existence elle-même sont, après tout, choses que l'on peut traiter légèrement, les fous seuls bâtissent sur elles des drames à grand fracas. Une bulle s'élève à la surface de l'eau, elle éclate la minute suivante, la vie n'est pas davantage et n'a pas une plus grande importance. Aujourd'hui, c'est un organisme animal ou humain qui se dissout, demain ce sera notre globe ou quelque gigantesque soleil arrivé au terme de ses jours sans nombre... un moustique ou un monde, dans l'infini, la différence est nulle. »

– Alexandra David-Néel (citation puisée sur le site de Jacques Languirand, émission de radio Par 4 chemins, à la Première Chaîne de Radio-Canada)

vendredi 13 août 2010

Comment les riches détruisent la planète

Kempf, Hervé. Comment les riches détruisent la planète. Paris: Seuil, 2007, 147 p.

Dans ce livre, l'auteur propose d'ajouter au principe écologiste (« penser globalement, agir localement ») cet autre principe que la situation impose : « consommer moins, répartir mieux ».

D'après Hervé Kempf, la première des responsabilités environnementales est de réduire notre consommation de biens matériels pour accéder à un niveau de bien-être basé sur des valeurs immatérielles (mais non moins réelles).

Je recommande de lire l’article que le journaliste Louis-Gilles Francoeur consacrait à cet auteur. L’article s’intitule : « Les riches au banc des accusés : Le capitalisme serait à l'origine des crises sociales et écologiques ».

Hervé Kempf a écrit cet autre important ouvrage: Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Paris : Seuil, 2009, 151 p.

lundi 9 août 2010

Minimalisme en musique

Les principales caractéristiques du courant minimaliste en musique sont le dépouillement et la répétition, ce qui en fait une musique hypnotique et enivrante.

Philip Glass et Steve Reich comptent parmi les principaux représentants de ce courant musical, lequel a vu le jour dans les années 1960 aux États-Unis.

Symphonie no 8, premier mouvement (Philip Glass)



Un musicien sur deux pianos (performance unique de Steve Reich)



Extraits d’archives sonores de Philip Glass

Extraits d’archives sonores de Steve Reich

vendredi 6 août 2010

Le dictateur (Charlie Chaplin)

La scène finale du magnifique film Le dictateur (1940) de Charlie Chaplin m’a éblouie par l’intelligence et la sensibilité du propos.

Un extrait :
« L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité.

Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu. »

mercredi 4 août 2010

Soyons personnels

Ce qui importe, c'est d'être personnel.

Malheureusement, ce n’est pas ce que l’on valorise dans le monde actuel. Le discours dominant prône le contraire : ce qui importe, c’est d’être le meilleur, le plus fort. Seul l’esprit de compétition est privilégié. Pourtant, ce discours est non seulement vain, il est néfaste. Nul besoin d’être un grand observateur pour savoir que les gens, à tenter de dépasser les limites, finissent par tomber malades.

Les exigences de performance sont de plus en plus élevées et elles vont à l’encontre des rythmes humains. Le secteur de l’emploi fournit de trop nombreux exemples d’individus qui ne parviennent plus à suivre la cadence. Chacun sait qu’on ne peut pas toujours courir. Il y a un temps pour s'animer et il y a un temps pour se reposer.

Ce qui questionne, ce n’est pas qu’un grand nombre de gens ne parviennent plus à suivre ce rythme d’enfer, c’est qu’ils n’opposent plus de résistance et ne s’arrêtent pas avant que tout s'écroule dans leur vie.

À trop courir, à tenter d’être le meilleur, à vouloir être le premier, on ne trouve plus le temps de goûter la vie dans ses plus simples expressions. On ne trouve plus le temps de réfléchir sur ce que l’on est. On se perd de vue et l’on s’éloigne de ce qui a de l’importance dans la vie.

Alan Watts disait que la connaissance de soi est l’un des plus grands tabous de notre époque et je suis portée à croire qu’il avait tout à fait raison de le penser.

lundi 2 août 2010

Vantardise

« Le vantard s'étonne qu'on ne le complimente pas. S'il cessait de s'encenser, les commentaires viendraient mais, par son attitude de survalorisation, il ne le permet pas. Au fond, ce qu'il craint le plus et ce qu'il rejette, c'est la critique. »