Le quatre-vingt-quatrième problème
Un jour, un fermier alla voir le Bouddha pour lui parler de ses problèmes. Il décrivit ses difficultés : combien son travail était compliqué, tant à cause de la sécheresse que de la mousson. Il parla au Bouddha de son épouse : il l’aimait, mais il y avait certaines choses chez elle qu’il aurait bien voulu changer. Même refrain en ce qui concernait ses enfants : oui, il les aimait, mais ils n’évoluaient pas comme il l’aurait souhaité. Quand il eut fini, il demanda comment le Bouddha pouvait l’aider à résoudre ses soucis.
Le Bouddha répondit : « Je suis désolé, mais je ne peux pas vous aider.
– Comment est-ce possible ? s’écria le fermier. Vous êtes censé être un grand maître !
– Je vais vous expliquer, répondit le Bouddha. Tous les êtres humains ont quatre-vingt-trois problèmes, c’est un fait. Bien sûr, certains problèmes disparaissent de temps en temps, mais bien vite, d’autres les remplacent. Nous aurons donc toujours quatre-vingt-trois problèmes.
– À quoi sert donc votre enseignement ? répliqua le fermier indigné.
– Mon enseignement ne peut pas alléger les quatre-vingt-trois problèmes, mais il est possible qu’il soulage le quatre-vingt-quatrième, répondit le Bouddha.
– Et quel est-il ? demanda le fermier.
– Le quatre-vingt-quatrième problème est que nous ne voulons pas avoir de problèmes. »
Citation puisée dans Ezra Bayda, Vivre le Zen, Marabout, 2014, p. 73-74
Le Bouddha répondit : « Je suis désolé, mais je ne peux pas vous aider.
– Comment est-ce possible ? s’écria le fermier. Vous êtes censé être un grand maître !
– Je vais vous expliquer, répondit le Bouddha. Tous les êtres humains ont quatre-vingt-trois problèmes, c’est un fait. Bien sûr, certains problèmes disparaissent de temps en temps, mais bien vite, d’autres les remplacent. Nous aurons donc toujours quatre-vingt-trois problèmes.
– À quoi sert donc votre enseignement ? répliqua le fermier indigné.
– Mon enseignement ne peut pas alléger les quatre-vingt-trois problèmes, mais il est possible qu’il soulage le quatre-vingt-quatrième, répondit le Bouddha.
– Et quel est-il ? demanda le fermier.
– Le quatre-vingt-quatrième problème est que nous ne voulons pas avoir de problèmes. »
Citation puisée dans Ezra Bayda, Vivre le Zen, Marabout, 2014, p. 73-74