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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Péchés mortels (Donna Leon)

Le thème de la religion est central dans cette énigme policière.

Il s'agit d'une « diatribe fulminante » contre l'avidité, la cupidité et les délits commis envers des personnes vulnérables (mineures et personnes âgées) par des gens en position d'autorité au sein de l'Église. Au fin fond de l'intrigue, une mystérieuse société secrète à caractère religieux fondée en Espagne entre les deux guerres (p. 207). « Le seul fait d'entendre prononcer ce nom était comme un souffle glacé sur sa nuque. » (p. 192) Le commissaire Brunetti en sort même de ses gonds.

« Les mots ne signifient rien, en réalité; tout est dans le ton, l'inflexion de la voix, l'allusion qui se cache sous la remarque en apparence la plus innocente. » (p. 107)

« Il n'y avait plus qu'une chose qu'on pouvait enlever à ces vieillards et à ces infirmes, leur vie. » (p. 149)

« En fin de compte, quel que soit le pouvoir dont on dispose, on devient vieux, on devient faible et on le perd entièrement. » (p. 215)

« Il ne lui restait qu'à trouver à qui pouvaient bien profiter ces décès, et la voie vers l'assassin s'ouvrirait devant lui, aussi lumineuse que si elle était éclairée par des séraphins portant des torches. » (p. 231)

Donna Leon, Péchés mortels, Paris : Calmann-Lévy, 2000