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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

Il ne restait plus personne pour protester (Martin Niemöller)

« Quand ils ont arrêté les Juifs, je n’ai rien dit ; après tout, je n’étais pas Juif. Quand ils ont emmené les communistes, je n’ai rien dit ; après tout, je n’étais pas communiste. Quand ils ont pris les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit ; après tout, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. » *

– Martin Niemöller, capitaine allemand de sous-marin pendant la Première Guerre mondiale, il est ensuite devenu prêtre et s’est retrouvé dans un camp de concentration nazi.

Ce n'est jamais le plus grand nombre qui proteste contre ce qui est inacceptable. On ferme facilement les yeux lorsqu'on n’est pas directement et personnellement concerné. Il vient toujours ce jour où l'on a besoin des autres et ils ne sont pas là pour nous aider. Étions-nous là lorsqu’ils avaient eux-mêmes besoin d’aide ? Personne ne se laisse aisément attendrir, pas même par sa propre désespérance. Sommes-nous pessimiste en disant cela ?

* Vous trouverez d’autres variantes de ce poème sur le Web.