mardi 30 juillet 2019

La névrose de l'activisme



« Moins nous osons vivre, moins nous osons ressentir, plus nous nous réfugions dans l'aspect masculin de l'existence, que nous soyons homme ou femme, plus nous essayons d'agir, de faire quelque chose, toujours faire quelque chose, ce qui est le contraire de la méditation, le contraire de la contemplation – la névrose de l'activisme. »

– Arnaud Desjardins et Véronique Loiseleur, L'audace de vivre, Paris : La Table ronde, c1989, p. 35

Banc "de méditation" sur les plaines d’Abraham (Québec). Photo de Nancy Taillon.

dimanche 28 juillet 2019

Liberté



Oeuvre de Charles Daudelin (Granby, 1920 - Montréal, 2001) intitulée "Liberté" (1995)
Acier galvanisé, verre et éclairage intégré
Collection MNBAQ

Photo : Chartrand Saint-Louis

vendredi 26 juillet 2019

Les joies modestes de l'existence

« Notre forme d'existence actuelle résulte principalement de la valorisation excessive de chaque minute écoulée et de la domination de la vitesse, choses qui, sans aucun doute, détruisent de manière radicale toute joie de vivre. [...] Ainsi la gaîté diminue-t-elle malgré la multiplication des divertissements.

Il faut rester modéré pour jouir vraiment des choses de ce monde, et ne jamais négliger les joies modestes de l'existence.

Ces joies modestes qui s'offrent notamment aux gens pauvres sont tellement disséminées dans la vie de tous les jours, tellement discrètes et multiples, qu'elles touchent à peine la sensibilité apathique de la majorité des hommes occupés à travailler; elles ne sont pas spectaculaires, personne ne vante leurs mérites, et elles ne coûtent rien ! (Curieusement, les pauvres eux-mêmes ignorent que les joies les plus belles sont celles qui sont gratuites.)

L'essentiel réside dans le commencement, dans le fait d'ouvrir les yeux.

On sait à quel point l'oeil possède la capacité de se satisfaire et de jouir d'un rien.

L'oeil apprend à devenir l'intermédiaire qui nous révèle bien des détails charmants de notre environnement; il s'habitue tout seul et sans difficulté à observer la nature et les rues, à savoir la drôlerie inépuisable des petites choses de la vie.

Lorsqu'on apprend à voir, on redécouvre la gaîté, l'amour et la poésie. »

– Hermann Hesse, L'art de l'oisiveté ; traduit de l'allemand par Alexandra Cade, Paris : Calmann-Lévy, 2002, p. 13-18

lundi 22 juillet 2019

L'état-sans-ego

« Cet ego auquel vous vous identifiez, qui vous maintient dans la dualité, représente tout ce que vous connaissez – grâce à lui vous vous sentez exister – alors que la sagesse hindoue nous propose l'état-sans-ego.

L'ego ne peut se maintenir qu'en se plaignant, en mendiant, en exigeant, en se battant, en restant replié sur lui-même, en ressassant ses problèmes.

L'ego ne peut subsister que sur la base de vieilles souffrances et de frustrations. C'est le passé toujours présent aujourd'hui.

Vous n'atteindrez l'effacement de l'ego que par le bonheur et la gratitude.

Être heureux, c'est la seule défaite possible du mental.

Être heureux, c'est mourir à soi-même. »

– Arnaud Desjardins et Véronique Loiseleur, L'audace de vivre, Paris : La Table ronde, c1989, p. 206-209

dimanche 21 juillet 2019

Tournesol



Photo : Chartrand Saint-Louis

Rues du Vieux-Québec

Rue Couillard





Rue Hébert



Rue Garneau



Rue Saint-Flavien



Rue Mont-Carmel



Photos : Chartrand Saint-Louis

samedi 20 juillet 2019

jeudi 11 juillet 2019

La sagesse

« Ce n'[est] somme toute qu'une prédisposition de l'âme, une capacité, un art mystérieux qui [consiste] à s'identifier à chaque instant de la vie avec l'idée de l'Unité, à sentir cette Unité partout, à s'en pénétrer comme les poumons de l'air que l'on respire. »

– Hermann Hesse, Siddhartha ; traduit de l'allemand par Joseph Delage ; préface de Jacques Brenner, Paris : Le Livre de poche, [1978], c1925, p. 140-141

samedi 6 juillet 2019

La vie est redevenue simple

« De la pratique du Zen, résulte ceci : la vie est redevenue simple – après tant de détours, mais non inutiles, puisque tout au bout il y a la liesse du retour de l'enfant prodigue –, simple, toute semblable à celle que menaient les gens simples, ceux que louaient les sages d'autrefois et qui ont aujourd'hui disparu, avec les sages qui les vénéraient, comme une espèce archaïque condamnée par l'évolution. Et c'est bien là ce qui fait le malheur du monde, qu'il n'y ait plus de gens simples qui vivent simplement leur vie. »

– Jacques Brosse, Satori : Dix ans d'expérience avec un Maître Zen, Paris : Albin Michel, deuxième édition revue et complétée, 1984, p. 144

mercredi 3 juillet 2019

Arc-en-ciel



Photo : Chartrand Saint-Louis

lundi 1 juillet 2019

Le désir de trouver

« Quand on cherche, il arrive facilement que nos yeux ne voient que l'objet de nos recherches; on ne trouve rien parce qu'ils sont inaccessibles à autre chose, parce qu'on ne songe toujours qu'à cet objet, parce qu'on s'est fixé un but à atteindre et qu'on est entièrement possédé par ce but. Qui dit chercher dit avoir un but. Mais trouver, c'est être libre, c'est être ouvert à tout, c'est n'avoir aucun but déterminé. »

« Le vrai chercheur, celui qui a vraiment le désir de trouver, ne [devrait] embrasser aucune doctrine. »

– Hermann Hesse, Siddhartha ; traduit de l'allemand par Joseph Delage ; préface de Jacques Brenner, Paris : Le Livre de poche, [1978], c1925, p. 148 et 123