dimanche 27 mai 2018

La survie prolongée de l’humanité

« La survie prolongée de l’humanité dépend désormais d’actions peu populaires : réduction de la puissance et du nombre des automobiles, remise en cause de toute notre société de consommation; puis réduction de la croissance démographique, etc.

Notre survie dépend de nos dirigeants, donc de l’opinion publique, donc de ceux qui l’informeront; leurs responsabilités n’ont jamais été aussi graves. »

– René Dumont, « Lettre à Solagral », 28 mai 1989 (Réponse non publiée par Solagral). Citation puisée dans le livre de René Dumont, Mes combats : Dans quinze ans, les dés seront jetés, Paris : Plon, 1989, Annexe III (Coll. « Terre humaine »)

dimanche 13 mai 2018

Mouvement écologiste et mobilisations citoyennes au Québec

« Le mouvement écologiste est né – au Québec comme ailleurs – autour de la première Conférence de l’ONU sur l’environnement humain qui s’est tenue en 1972. Confirmant les inquiétudes de précurseurs qui avaient lancé l’alerte, le rapport Meadows (1972) exhortait alors les États à stopper la croissance économique.

Au Québec, territoire d’abondantes ressources, ce sont surtout les questions relatives à l’eau et à l’énergie qui ont mobilisé les citoyens et les citoyennes, à travers les enjeux des déchets toxiques, des pluies acides, des pesticides, du nucléaire et des grands barrages, entre autres, ainsi que de l’usurpation agressive des ressources minières et forestières.

(...)

Une remarquable filmographie a déjà été produite au Québec sur différentes questions socioécologiques dans les 20 dernières années, en écho ou en soutien aux mobilisations citoyennes qui y sont associées, notamment : L’Erreur boréale (1997), Chercher le courant (2010), Trou story (2011), Anticosti (2014), La ferme et son état (2017), et d’autres encore. De même, de nombreuses monographies ont été publiées, dont Rabaska (2009), Sortir le Québec du pétrole (2015) ou La ferme impossible (2015). Au théâtre, Tout ça m’assassine (2011) et J’aime Hydro (2016) sont des exemples de mise en scène de dynamiques citoyennes. »

– Extraits puisés dans l’article de Lucie Sauvé, « Mémoire des luttes au creux des territoires », Relations 796, mai-juin 2018, p. 27-28

mardi 8 mai 2018

Le crime d’écocide

« Le crime d’écocide est entendu comme « le fait de porter une atteinte grave à l’environnement ou de détruire celui-ci de manière à altérer de façon grave et durable le bien commun et les services écosystémiques dont dépendent certains groupes humains ».

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Le terme écocide a été utilisé pour la première fois en 1970 par Arthur Galston, botaniste et président du département de botanique de l’Université de Yale. Ses recherches ont abouti à l’invention de l’Agent Orange, un herbicide très toxique pulvérisé par les États-Unis pendant la guerre du Vietnam.

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Malgré les nombreux outils proposés par le droit environnemental national et international ainsi que par le droit pénal international, des vides juridiques demeurent en matière de protection de l’environnement.

Le droit international doit encore définir avec précision la responsabilité pénale en matière de crimes d’écocide, que ceux-ci soient commis en temps de paix ou dans le cadre de conflits armés.

Compte tenu de la prise de conscience croissante de l’humanité de l’importance capitale de l’intégrité de l’environnement pour la préservation de la vie sur terre, la reconnaissance du crime d’écocide, s’il devait être intégré au droit international, permettrait de décourager et de punir les agissements mettant en péril les plus essentielles des valeurs de nos sociétés. » (nos soulignés)

– Extraits tirés de l’Avis juridique consultatif, Tribunal international Monsanto, La Haye, 18 avril 2017, p. 51-53

jeudi 3 mai 2018

Notre humanité commune

« La reconnaissance de notre humanité commune, qui est inhérente à la compassion pour nous-mêmes, est une puissante force de guérison… Quel que soit notre état de détresse, notre humanité ne peut jamais nous être enlevée. »

– Kristin Neff, extrait puisé dans le livre de Matthieu Ricard, Visages de paix, terres de sérénité, Paris : Éditions de La Martinière, 2015