mardi 27 février 2018

Oasis Nature

Hubert Reeves explique l’initiative des Oasis nature à Sciences et Avenir.

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On peut créer une Oasis nature, un lieu d’accueil et de préservation de la nature, sur un petit balcon. Il s'agit de mettre à la disposition des oiseaux des mangeoires à suif et grains pour qu’ils puissent venir se nourrir. Cette oasis permet d’observer une diversité d’oiseaux, de même que des papillons et insectes pendant la belle saison.



Photo: Chartrand Saint-Louis

jeudi 22 février 2018

L’imprévisible nouveauté

« Les lois quantiques engendrent la possibilité d’un nombre infini de configurations différentes, dont les occurrences sont partiellement laissées au hasard. On ne peut en connaître que les probabilités. Après chaque action, les probabilités des configurations suivantes sont modifiées en arborescences toujours plus étalées.

Ainsi, l’évolution de l’univers ressemble plutôt à une gigantesque aventure où des événements contingents arrivent, qui à leur tour modifient le présent d’une façon imprévisible. »

– Hubert Reeves, Le banc du temps qui passe : méditations cosmiques, Paris : Seuil, 2017, p. 263

mardi 20 février 2018

Laisser demeurer l’esprit dans son état naturel

« Après s’être assis dans un endroit retiré et silencieux, on demeurera tout d’abord immobile, tranquille, sans faire aucun effort d’esprit, sans se proposer de méditer et se disposer à accomplir un exercice spirituel en pensant : « Je suis venu, ici, pour méditer… il faut que j’accomplisse l’action de méditer. » Cette tranquillité du corps, de la parole et de l’esprit qui ne sont tendus par aucun effort, qui ne visent à aucun but, est appelée « laisser demeurer l’esprit dans son état naturel ».

– Alexandra David-Néel, Initiations lamaïque, Éditions Adyar, 1999, p. 243

jeudi 15 février 2018

Invitation au recueillement

Ce soir, sur le petit balcon, l’air est frais, la rue plus paisible qu’à l’ordinaire et le ciel est rempli de nuages. Il y a quelques étoiles visibles au loin. Bien que la lune éclaire le ciel, la nuit est d’une belle noirceur. C'est un moment de grand calme qui invite au recueillement.

Chartrand Saint-Louis

mardi 13 février 2018

La belle liberté

« Ho la liberté, la belle liberté, lorsqu’on part se promener vers les champs d’été, en âme seule, loin de son corps! »

– Épitaphe inscrite sur la tombe de K. Hokusai (1760-1849), extrait du livre L’âme du Japon, cahier de coloriages, Paris : Éditions du Chêne, 2015, p. 14

jeudi 8 février 2018

Ce qui s’offre à la vue

Les branches des arbres brillent de mille reflets de cristaux. Le soleil resplendit au loin. Il illumine petit à petit le paysage matinal de ses rayons. Seuls quelques nuages freinent leur passage. Ce matin, la nature est figée par le grand froid hivernal. De rares oiseaux, surtout des corneilles, restent perchés sur les branches. Ils ne bougent pas. D'ailleurs, rien ne semble bouger. De ma fenêtre, je contemple ce magnifique tableau immobile. C’est un spectacle de toute beauté. L’on devrait s’ouvrir chaque jour à ce qui s'offre à la vue.

Chartrand Saint-Louis

mardi 6 février 2018

Laisser les choses passer

« La vérité est une chose étrange. Plus vous la poursuivez et plus elle vous échappe. Il est impossible de la capturer, aussi subtils et habiles que soient vos moyens, et vous ne pouvez pas non plus la maintenir dans le filet de vos pensées. Prenez conscience de cela, je vous en prie, et laissez les choses passer. Le voyage de la vie et de la mort doit s’accomplir seul. Et durant ce voyage, l’expérience, le savoir ou le souvenir ne sont d’aucun secours. L’esprit doit se défaire de toutes les choses qu’il a réunies par besoin de sécurité. Les dieux et les vertus doivent être rendus aux sociétés qui les ont créés. Il est indispensable qu’il y ait une solitude absolue et inaltérée. »

– Krishnamurti, Commentaires sur la vie : Qui êtes-vous ? Intégrale, J'ai lu, 2015, , p. 819

jeudi 1 février 2018

Exister, c’est devenir

« Le principe de conditionnement mutuel signifie la négation de l’individualité comme réalité absolue, car il n’y a rien dans l’existence qui puisse maintenir d’une façon absolue son individualité érigée au-dessus de toutes les conditions de relativité ou de devenir mutuel; en fait, exister, c’est devenir. »

– Daisetz Teitaro Suzuki, Essais sur le bouddhisme zen, séries I, II et III, traduits sous la direction de Jean Herbert, Paris : Albin Michel, 1972, p. 109