jeudi 28 septembre 2017

L’idée primordiale du bouddhisme

« Le bouddhisme dit au malheureux étreint par la douleur : « Combats la souffrance, cesse d’être la victime de ta propre stupidité. Tes erreurs, tes préjugés sont les divinités des ténèbres sur l’autel de qui tu immoles le meilleur de ta vie. Apprends à connaître la nature des choses qui t’environnent, à te connaître toi-même. Rends-toi intelligent et la connaissance te fera « libre et heureux ». »

– Alexandra David-Néel, extrait du le livre de Jean Chalon, Le lumineux destin d’Alexandra David-Néel, Paris : Librairie Académique Perrin, 1985, p. 88

mardi 26 septembre 2017

La non-réalité de l’ego

« Parce que nous nous abusons nous-mêmes en croyant à la réalité de notre ego, nous vivons inévitablement dans l’aliénation et le conflit. C’est par suite de cette aliénation que nous voyons les forts vaincre les faibles et les faibles préférer l’esclavage à la mort. Pourtant, lorsqu’ils sont délivrés de l’erreur, les êtres humains tendent naturellement à se rapprocher. »

– Yasutani-roshi, extrait du livre de Philip Kapleau, Les trois piliers du zen, Paris : Éditions Almora, 2006, p. 206

jeudi 21 septembre 2017

Le vent mauvais de l’injustice et de la haine

« Lorsque le vent froid de l’hiver glace les lacs et dessèche l’herbe qui nourrit les troupeaux, lorsqu’il se déchaîne en rafales amenant les tourmentes de neige, hommes et bêtes ressentent ses effets. De même, lorsque souffle le vent mauvais de l’injustice et de la haine, nul ne peut se dire à l’abri de ses effets. »

– Alexandra David-Néel, Le Lama aux cinq sagesses, Plon, Presses Pocket, 1977, p. 340

mardi 19 septembre 2017

La figure de l’avenir

« Sais-tu quelle figure a l’avenir lorsqu’on le regarde?

Elle ressemble à la danse des poussières dans l’air, le long des routes, par les jours de sécheresse. Elles sont là au repos sur la route, elles existent, prêtes à répondre à l’incitation qui les mettra en mouvement. Le vent passe et les voilà qui se soulèvent, voyagent et dansent, se rapprochant, se heurtant, formant des groupes, des dessins imprécis qui se défont avant qu’on ait eu le temps de reconnaître à quoi ils ressemblaient. »

– Alexandra David-Néel, Le Lama aux cinq sagesses, Plon, Presses Pocket, 1977, p. 212

jeudi 14 septembre 2017

L’amour est dans les prés



Photo : Chartrand Saint-Louis
(photo prise à la ferme Cassis et Mélisse,
Saint-Damien-de-Buckland (Chaudière-Appalaches))

mardi 12 septembre 2017

Un vent de fraîcheur

« Dans le cercle du quotidien, dans les tâches réitérées chaque jour mais chaque jour différentes, doit souffler un vent de fraîcheur, fraîcheur qui naît de la découverte, de l'approfondissement de ce que l'on considère trop souvent comme acquis. »

– Taisen Deshimaru, maître zen, extrait du livre Le trésor du zen, textes de Maître Dôgen (XIIIe siècle), traduits et commentés par Taisen Deshimaru et présentés par Evelyn de Smedt, Paris : Albin Michel, 2003, p. 239

jeudi 7 septembre 2017

La faculté de discerner le vrai du faux

« Chez la plupart des gens, la faculté de discerner le vrai du faux est une vertu rare; à un sourire, à une gentillesse, on répond aussitôt, sans être capable de discerner l’authentique amabilité de l’hypocrisie. Comment comprendre, par-delà les paroles, le fond de la pensée qui se dissimule? Comment pénétrer l’authentique visage qui se masque d’un sourire? Ce manque de discernement est une faiblesse par rapport à soi-même; on préfère chercher le contentement et se satisfaire de superficialité plutôt que de pénétrer plus loin dans l’authenticité, dont la révélation n’est pas toujours pour conforter l’ego.

Pour apercevoir la vraie réalité, il ne faut pas avoir la faiblesse de choisir entre le plaisir et le déplaisir; il faut être hishiryo, sans notion d’agrément ou de désagrément. »

– Taisen Deshimaru, maître zen, extrait du livre Le trésor du zen, textes de Maître Dôgen (XIIIe siècle), traduits et commentés par Taisen Deshimaru et présentés par Evelyn de Smedt, Paris : Albin Michel, 2003, p. 171

mardi 5 septembre 2017