samedi 30 janvier 2016

Tous les hommes sont frères (Mahatma Gandhi)

« La véritable « non-violence » devrait signifier que l’homme se trouve totalement libéré de son mauvais vouloir, de la colère et de la haine, afin de laisser place à un amour débordant pour tous les êtres. »

« Je ne crois pas à la conversion d’une personne par une autre. Je dois m’efforcer de ne jamais saper la foi de mon prochain ; il faut au contraire lui permettre de mieux approfondir la sienne. Cette attitude suppose que l’on croie à la vérité de toutes les religions et que l’on a du respect pour elles. Pour cela, il est nécessaire d’être vraiment humble et d’admettre le fait que toutes les religions bénéficient de la lumière divine mais à travers l’écran de notre condition charnelle, ce qui rend compte de leurs insuffisances plus ou moins grandes. »

« On ne peut pas être vraiment non-violent et rester passif devant les injustices sociales. »

« Si nous voulons devenir non-violents, nous devons souhaiter n’avoir rien de plus sur terre que les plus petits de ce monde. »

« La non-violence suppose avant tout qu’on est capable de se battre. Mais en même temps, il faut consciemment et délibérément réprimer tout désir de vengeance. »

« La non-violence et la lâcheté s’excluent. »

« On ne peut pas enseigner la non-violence à celui qui craint de mourir et n’a pas l’énergie de résister. »

« La clémence est autrement plus noble que le châtiment. Le pardon est la parure du guerrier. Mais l’absence de violence ne signifie clémence que s’il y a possibilité de punir. (...) La vraie force n’est pas d’origine physique. Elle vient d’une volonté indomptable. »

« Pour être efficace, la non-violence suppose une volonté bien arrêtée d’accepter la souffrance. Il ne s’agit nullement d’une soumission servile à la volonté du tyran mais de s’opposer de toute son âme à ses méfaits. »

« La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais à les limiter volontairement. C’est le seul moyen pour connaître le vrai bonheur et nous rendre plus disponible aux autres. »

« L’expérience m’a (...) montré que le silence fait partie de la discipline que doit s’imposer celui qui a fait vœu de servir la vérité. L’homme est naturellement porté à exagérer les faits, à les dénaturer ou à les escamoter, même à son insu. Le silence est nécessaire pour surmonter ces faiblesses. Les propos d’un homme avare en paroles sont rarement dénués de sens. Chaque mot, dans ce cas, porte. »

« On n’est pas forcément silencieux parce qu’on reste bouche cousue. On peut nous avoir coupé la langue sans que pour autant nous connaissions le vrai silence. L’homme silencieux est celui qui, ayant la possibilité de parler, ne dit jamais un mot de trop. »

« On devient fort en préservant ou en sublimant l’énergie qui a créé la vie. Nous gaspillons continuellement et même inconsciemment cette énergie en nourrissant des pensées confuses et indésirables. »

« Si la pensée n’est pas contrôlée, le reste va à la dérive. (...) Tout n’est plus qu’un jeu d’enfant dès lors qu’on tient les rênes de sa pensée. »

« Pour renforcer l’armure, jeûner est aussi nécessaire que se priver de certains aliments. Les sens sont si tyranniques qu’on ne peut parfaitement les contrôler que si, de tous côtés, on les entoure de clôtures. »

« L’homme est un être social. S’il n’entretient aucune relation avec la société, il ne peut ni prendre conscience de son unité avec l’univers ni se dépouiller de son égoïsme. C’est son interdépendance sociale qui lui permet d’éprouver sa foi et de se mesurer lui-même à cette pièce de touche qu’est la réalité. »

« La vie ne dispense tous ses dons que le jour où l’on s’initie à l’art de vivre noblement. »

« Notre récompense se trouve dans l’effort et non dans le résultat. »

« (...) Le sage, lui, ne retient de toutes choses que ce qu’il y a de bon et en rejette ce qui est mauvais. »

– Extraits puisés dans le livre du Mahatma GANDHI, Tous les hommes sont frères : vie et pensées du Mahatma Gandhi d’après ses oeuvres, textes choisis par Krishna Kripalani ; traduction par Guy Vogelweith ; préface d’Olivier Lacombe ; introduction de Sarvepalli Radhakrishnan, Paris : Gallimard, 1979, c1969, 313 p.

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