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La citadelle intérieure (Pierre Hadot)

Pierre Hadot a écrit un splendide ouvrage, La citadelle intérieure , dont le titre évoque aussitôt celui de Marie‑Madeleine Davy. Il y explique, en substance, qu’il faut construire en soi une forteresse, un lieu préservé des troubles extérieurs. Mais en sommes‑nous réellement capables ? Est‑ce humainement possible ? La question devient d’autant plus pressante lorsqu’on avance en âge, que surviennent les pertes, les départs, le brouillage des repères, et ce sentiment d’impuissance devant l’inévitable destinée humaine.

La résilience

Un excellent article du psychologue Jean Garneau, co-fondateur de Ressources en Développement, sur « Enseigner la résilience », tiré du magazine électronique, La lettre du psy, volume 9, no. 1, janvier 2005.

L’article énumère les facteurs essentiels de résilience (accueil, expression et reconstruction) et discute de la création des conditions favorables à sa réalisation, soit l’accueil, la transformation intérieure par l’expression et la liberté de se reprendre en mains. Un article pertinent pour comprendre les mécanismes de changement (au cœur de la reconstruction) qui permettent de mieux faire face à l’adversité.

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La résilience signifie le fait de poursuivre un développement après un traumatisme, un choc émotif ou une grande blessure. Les deux mots-clés qui décrivent la démarche thérapeutique sont l’affection et le sens.

Selon Boris Cyrulnik (neurologue, psychiatre, psychanalyste mais aussi éthologue), l’amour est un processus évolutif. Biologiquement, elle nous rend plus accessible à l’autre. En dépit des blessures d’amour, l’être humain peut apprendre à aimer plus légèrement, c’est-à-dire d’une manière qui permet à l’autre d’être distinct de soi (amour léger mais non pas superficiel) et qui n’exige pas qu’il soit constamment avec nous (amour lourd).

Pour aller au-delà des blessures d’amour, nous vous recommandons la lecture du livre de Boris Cyrulnik, Parler d’amour au bord du gouffre, Paris : O. Jacob, 2004