jeudi 31 août 2017

Les traductions du mot « zen »

« Zen » est la prononciation du mot chinois « chan », qui est lui-même une transcription phonétique du mot prakrit « jhana ». L’équivalent sanskrit de « jhana » est « dhyana » qui signifie « penser ». (…) Le mot « zen » apparaît pour la première fois dans la Chandogya Upanishad. Dans les premières traductions du sanskrit en chinois, le mot fut rendu par « pensée et pratique ». Les traductions plus tardives adoptèrent le terme « réflexion paisible ». La première expression signifie concentrer l’esprit sur un objet unique, y réfléchir profondément puis mettre cette réflexion en pratique. La seconde expression faisait référence à la pratique qui consiste à mettre son esprit au repos de manière à voir les choses avec plus de clarté. « Zen » a également été traduit par «  », c’est-à-dire fixe, stable. Ce terme renvoyait au fait de fixer son esprit sur un objet unique de façon à le libérer de toute distraction. »

– Kohô Chisan, Le bouddhisme zen Sôtô, Vannes : Sully, 2006, p. 39-40

mardi 29 août 2017

L’origine du zen

« Le zen, comme le bouddhisme lui-même, est un produit de l’Inde. Cependant, son ancienneté est bien plus grande que celle du bouddhisme. Son origine est liée à l’habitude des philosophes indiens d’échapper à la chaleur en s’établissant dans les forêts. Là, ils passaient leur temps en méditation et dans l’observance de cérémonies religieuses. Cette pratique consistant à s’asseoir dans une posture définie, sous un grand arbre, pour méditer était considérée comme un exercice religieux agréable. Le développement ultime en fut le zazen, la forme de méditation pratiquée dans l’école zen. »

– Kohô Chisan, Le bouddhisme zen Sôtô, Vannes : Sully, 2006, p. 39

jeudi 24 août 2017

Les paradoxes du zen

« Au milieu de rien, on trouve une richesse inépuisable », « D’abord la grande mort, et ensuite la grande vie », « Même si vous êtes séparé du Bouddha depuis des périodes incommensurables, vous ne l’avez pas quitté une minute ; même si vous êtes en face de lui à longueur de journée, vous ne lui avez pas fait face un seul instant ». (…) De telles phrases sont innombrables. Ces paradoxes obligent celui à qui ils sont destinés à prendre conscience des limitations de la logique et à trouver le moyen de sortir de l’impasse. »

– Kohô Chisan, Le bouddhisme zen Sôtô, Vannes : Sully, 2006, p. 117

jeudi 17 août 2017

Paroles de sagesse

« Prêtez l’oreille aux paroles de sagesse, ne vous souciez pas de celui qui les prononce. »

– Extrait du livre d’Alexandra David-Néel, L’Inde où j’ai vécu, Presses Pocket, 1989, p. 301

mardi 15 août 2017

La fuite du temps

« Faire de chaque instant un moment plein, en accomplissant la chose importante de cet instant, sans rien remettre au lendemain. L’ici et maintenant doit être complet, parachevé. Ainsi n’aurons-nous pas à regretter la fuite du temps. »

– Taisen Deshimaru, maître zen, extrait du livre Le trésor du zen, textes de Maître Dôgen (XIIIe siècle), traduits et commentés par Taisen Deshimaru et présentés par Evelyn de Smedt, Paris : Albin Michel, 2003, p. 54

dimanche 13 août 2017

mardi 8 août 2017

La tranquillité dans quelque coin solitaire

« Dès que la moindre parcelle de sagesse est entrée dans l’esprit d’un homme il aspire à la solitude. »

– Extrait du livre d’Alexandra David-Néel, Au coeur des Himalayas : Le Népal, Paris : Éditions Payot & Rivages, 2004, p. 125

samedi 5 août 2017

Hymne au soleil (Akhenaten) (Philip Glass; Paul Esswood)

L'excellent contre-ténor Anthony Roth Costanzo chantait ce soir ce très bel Hymne au soleil (“Hymn to the Sun”) tiré de l’oeuvre de Philip Glass, “Akhnaten” au Palais Montcalm de Québec avec l‘orchestre de chambre Les Violons du Roy. Ce fut sublime! Ce jeune chanteur a totalement conquis le public québécois. D’ici un an, il sera possible de se procurer un enregistrement sonore de sa fameuse prestation.

Je donne à entendre cette version magnifiquement interprétée par le ténor Paul Esswood.

jeudi 3 août 2017

La goutte de rosée

« Notre vie,
À quoi peut-on la comparer ?
À la goutte de rosée
Secouée du bec de l’oiseau aquatique,
Où se mire le reflet de la lune. »

– Dôgen, extrait du livre Le trésor du zen, textes de Maître Dôgen (XIIIe siècle), traduits et commentés par Taisen Deshimaru et présentés par Evelyn de Smedt, Paris : Albin Michel, 2003, p. 54

mercredi 2 août 2017