vendredi 27 mai 2016

Se consumer soi-même

« Il n'y a rien à trouver, même si je cherche.
Il n'y a rien d'autre à faire,
Si ce n'est me réchauffer à ma propre flamme.
Il n'y a rien à faire,
Si ce n'est brûler mon propre corps
Et illuminer ainsi l'espace qui m'entoure. »

– Jūkichi YAGI (poète japonais, 1898-1927), extrait puisé dans le livre de Shundô AOYAMA, Le zen et la vie, Albin Michel, 2015, p. 47-48

vendredi 20 mai 2016

Le non-agir et la tranquillité de l'esprit

« Si la tranquillité de l'eau permet de refléter les choses, que ne peut celle de l'esprit ? Le vide, la tranquillité, le détachement, l'insipidité, le silence, le non-agir sont le niveau de l'équilibre de l'univers, la perfection de la voie et de la vertu. Ce vide confère à l'âme une tranquillité qui fait que toute action accomplie est efficace. Qui garde sa tranquillité n'agit pas : il laisse ce soin à ceux qui reçoivent mission d'agir. Heureux celui qui n'agit pas ! il ne connaît ni chagrin ni misère et il vit longtemps. »

– Tchouang-tseu, Joie suprême et autres textes, traduit du chinois et annoté par Liou Kia-hway, Gallimard/Unesco, 1969, p. 35-36

dimanche 8 mai 2016

Être zen

« Être zen, ce n'est pas seulement être décontracté, loin de là. C'est d'abord rendre son esprit perpétuellement attentif aux choses minuscules de l'existence. C'est cultiver le sentiment de nouveauté qui surgit au détour de chaque seconde, et qui lui donne son épaisseur. C'est offrir à chaque instant qui passe le privilège de nous faire naître à nouveau. Finalement, c'est vivre l'instant présent dans toute sa luxuriante densité. »

– Frédéric ROSENFELD, Méditer, c'est se soigner, Paris : Les arènes, 2007, p. 76

lundi 2 mai 2016

Le zen

« Le zen consiste à s’unir à ce que l’on fait. Quand on marche, la marche devient zen. Quand on parle, les paroles deviennent zen. »

– Ekiho MIYAZAKI, Une vie de moine zen, 22:20 min.

dimanche 1 mai 2016

« Liebestod » (Tristan et Isolde, Wagner)

Nina Stemme est l'une des plus grandes interprètes wagnériennes. Probablement, la plus grande interprète du fameux air final de la mort d'amour d'Isolde (« Liebestod ») dans l'opéra « Tristan et Isolde » de Wagner. C'est purement beau (mon air favori avec les Wesendonck Lieder). Nina Stemme est renversante dans l'interprétation qu'elle en donne dans cette vidéo (l'enregistrement date de 2007).