jeudi 30 novembre 2017

Puer le Zen

« Lorsqu’on étudie ou lorsqu’on pratique le Zen, il n’est pas besoin de songer à la doctrine. Comme le vieux maître le dit, être pris dans le filet des notions et des termes zen, c’est « puer le Zen ». C’est pourquoi les maîtres en parlent aussi peu que possible, préférant jeter la réalité concrète directement devant nous. »

– Extrait du livre d’Alan Watts, Le bouddhisme zen, Éditions Payot, c1960, 1969, 1982, 1991, p. 142

mardi 28 novembre 2017

Le non-agir

« Les choses sont mues par les propriétés inhérentes à la substance qui les composent. Le monde et les êtres qui le constituent se meuvent, aussi, selon leurs lois propres et celui qui croit diriger leur organisation et leur mouvement s’abuse, ne voyant pas que lui-même est pris dans le jeu inéluctable des éléments divers formant le monde parce que lui-même est un de ces éléments. Le sage sait cela et « en se mouvant, il reste immobile; en agissant, il n’agit pas. »

– Extrait du livre d’Alexandra David-Néel et du Lama Yongden, La puissance du néant (roman tibétain), Librairie Plon, 1978, p. 154

jeudi 23 novembre 2017

Anecdotes zen

« La plus grande part de la littérature Zen consiste en anecdotes (…). Elles visent toujours à mettre brusquement le questionneur dans un état de conscience particulier ou à éprouver la profondeur de son entendement. C’est pourquoi elles peuvent difficilement être « expliquées » sans risque de gâter leur effet. Elles ont à certains égards une analogie avec les mots d’esprit qui manquent leur effet lorsque le trait d’humour qu’ils comportent requiert une explication. Il faut le saisir immédiatement, ou pas du tout. »

« Je n’ai pas la paix de l’esprit, dit Hui-ko, pacifiez, je vous en conjure, mon esprit!
Apporte ton esprit ici devant moi, répliqua Bodhidharma, et je le pacifierai!
Mais lorsque je le cherche, dit Hui-ko, je ne le trouve pas.
Ça y est! rétorqua Bodhidharma, j’ai pacifié votre esprit. »

– Extrait du livre d’Alan Watts, Le bouddhisme zen, Éditions Payot, c1960, 1969, 1982, 1991, p. 102-103

mardi 21 novembre 2017

Les termes absurdes dans le zen

« Le rôle de ces termes absurdes est d’attirer notre attention sur le fait que la logique et la signification, par leur inhérente dualité, sont une propriété de la pensée et du langage, mais non du monde réel. Le monde concret, non-verbal, ne comporte ni classe, ni symbole ayant une signification autre que la leur propre. En conséquence, il ne comporte pas de dualité puisque la dualité n’apparaît que lorsqu’on classifie, que lorsque nous rangeons nos expériences dans des cases mentales, et une case n’est une case que si elle possède un intérieur et un extérieur.  »

– Extrait du livre d’Alan Watts, Le bouddhisme zen, Éditions Payot, c1960, 1969, 1982, 1991, p. 88

jeudi 16 novembre 2017

Résumé célèbre de la doctrine du Bouddha

« Seule existe la souffrance et non celui qui souffre;
Il y a l’action, mais non pas son auteur;
Le nirvana est, mais non celui qui le poursuit;
Il y a le Chemin, mais non le voyageur. »

– Cité dans le Visuddhimagga, extrait du livre d’Alan Watts, Le bouddhisme zen, Éditions Payot, c1960, 1969, 1982, 1991, p. 70

mardi 14 novembre 2017

Juste tel qu’il est

« Une vive attention dirigée vers l’expérience personnelle directe, vers le monde tel qu’il est perçu immédiatement, de manière à ne pas se laisser induire en erreur par les noms et les classifications. »

– Cité dans le Visuddhimagga, extrait du livre d’Alan Watts, Le bouddhisme zen, Éditions Payot, c1960, 1969, 1982, 1991, p. 66

jeudi 9 novembre 2017

Fameuse définition du Zen

« Lorsque tu as faim, mange; lorsque tu es fatigué, dors.  »

– Po-chang, extrait du livre d’Alan Watts, Le bouddhisme zen, Éditions Payot, c1960, 1969, 1982, 1991, p. 115

mardi 7 novembre 2017

Même lorsqu'elles tombent
Les feuilles ne semblent pas tristes


Photo : Chartrand Saint-Louis

Printemps –
Le vent montagnard m'est pénible.
Même lorsqu'elles tombent
Les fleurs ne semblent pas tristes.

– Musô (1275-1351), poème extrait du livre Zen: images, textes et enseignements, Sélection des textes : Miriam Levering et Maryse et Masumi Shibata, Éditions Gründ, 2002, p. 60

jeudi 2 novembre 2017

Vase clos

« Toutes nos explorations physiques et mentales s’effectuent en vase clos, ce vase clos étant notre individu matériel et spirituel. Nous ne sortons jamais de nous-mêmes. Pensées, perceptions, sensations sont conditionnées par la substance matérielle et spirituelle dont nous sommes faits, il ne peut y avoir d’évasion hors de soi-même ni d’évasion hors du monde où l’on vit, car ce monde n’est pas hors de nous, il est en nous. »

– Alexandra David-Néel, Le sortilège du mystère, Librairie Plon, 1972, p. 134