vendredi 28 avril 2017

Chaque promenade est une création

« Quand on marche, il se passe deux choses : d’abord, le monde se met à exister, et on voit ce qu’on ne voyait pas; ensuite on fait prendre l’air à notre cerveau, et il arrive qu’on se mette à penser à ce qu’on ne pensait pas avant.

Quand on marche, on crée, avec une grande liberté, des liens nouveaux entre les choses et les gens. On fait exister le monde. »

– Bernard ÉMOND, Camarade, ferme ton poste et autres textes, Montréal : Lux Éditeur, 2017, p. 155

mercredi 26 avril 2017

Le labyrinthe du temps

« Nous sommes terrifiés à l'idée de nous égarer dans le labyrinthe du temps, ignorant que nous sommes perdus depuis le début de cette aventure. À quoi cela peut-il bien servir de marquer un chemin qu'on ne reprendra plus jamais ? »

– Dany LAFERRIÈRE, L'art presque perdu de ne rien faire, Montréal : Boréal, 2011, p. 24

dimanche 23 avril 2017

La conscience des manques

« Comme celle des vieux Inuits et des aînés de nos campagnes, la nostalgie que nous éprouvons d’un lieu et d’une époque mythiques est le signe d’un manque réel. La solidarité familiale et sociale nous manque; la dignité du travail nous manque; le lien avec la nature nous manque; le sentiment d’une histoire commune et de valeurs partagées nous manque. Nous aurions tort de rejeter ces sentiments comme passéistes : dans la conscience de ce manque et de ces pertes, il me semble y avoir la possibilité de regagner une partie de ce que nous avons perdu. Le retour en arrière n’est ni possible ni souhaitable. Mais s’il se trouvait, dans notre passé, des choses qui pourraient nous servir à sortir du présent clos qui nous enserre, nous aurions tort de ne pas y avoir recours. »

– Bernard ÉMOND, Camarade, ferme ton poste et autres textes, Montréal : Lux Éditeur, 2017, p. 60

vendredi 21 avril 2017

La sieste

« On m'apprend que la vie trépidante d'aujourd'hui ne peut tolérer cette perte sèche de temps qu'est la sieste, ce qui est une erreur car cette pause dans le cours du jour nous rend plus sensibles aux autres – et moins obsédés par nous-mêmes. La sieste est une courtoisie que nous faisons à notre corps exténué par le rythme brutal de la ville. »

– Dany LAFERRIÈRE, L'art presque perdu de ne rien faire, Montréal : Boréal, 2011, p. 16

lundi 17 avril 2017

Méthode de méditation

« Efforcez-vous de placer un point en face de votre conscience et de vous concentrer sur lui, que ce soit un koan, une phrase ou votre respiration. Les pensées perturbatrices affluent et, tandis que nous comptons les respirations, il peut arriver que nous oubliions le fait de compter. Avant d'être arrivé à trois ou quatre, d'autres pensées nous ont assailli. Si vous êtes dérangé de cette façon, n'essayez pas de suivre la pensée. Revenez au début. Si vous êtes interrompu avant d'avoir atteint dix, recommencez. Et après ne faites plus attention aux pensées parasites, continuez à compter. »

– Daisetz Teitaro SUZUKI, Derniers écrits au bord du vide, traduit de l'anglais et présenté par Philippe Moulinet, Paris: Albin Michel, 2010, p. 217-218

lundi 10 avril 2017

Le dernier souffle: au coeur de l'Hôtel-Dieu de Montréal

C'est un film très touchant.

Tout dans ce film est traité d’une manière intime, respectueuse et tendre. C'est un véritable cri du coeur pour la sauvegarde d'un établissement exceptionnel, ancré dans l'histoire de la Ville de Montréal.

Osons espérer que cet établissement conservera sa vocation hospitalière.

BANDE-ANNONCE | LE DERNIER SOUFFLE, AU COEUR DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL from Annabel Loyola on Vimeo.


Lien pour signer la pétition :
https://secure.avaaz.org/fr/petition/Coalition_Sauvons_lHotelDieu/?pv=5

Site du film La folle entreprise, sur les pas de Jeanne Mance, de la même réalisatrice.

jeudi 6 avril 2017

Le sens de la vie

« C'est la feuille verte ainsi que la feuille morte chassée par le vent; c'est l'amour et son incommensurable beauté; c'est la douleur de la solitude et la félicité du fait d'être seul. Le sens de la vie ne peut se mesurer, et l'esprit ne pourra jamais le découvrir. »

– Krishnamurti, Commentaires sur la vie : Qui êtes-vous ? Intégrale, J'ai lu, 2015, p. 564