lundi 28 mars 2016

Un monde dépoétisé

« D'avoir dépoétisé le monde est l'une de mes grandes accusations à l'encontre de la modernité. Cela nous vaut ce monde terne qui, à force d'obsession pratico-pratique, enlaidit notre univers de vie. »

– Pierre RABHI, La puissance de la modération, Éditions HOZHONI, 2015, p. 69 (Recueil de citations collectées par Claire Eggermont)

mercredi 16 mars 2016

Civilisation de l’inculture

« [à] force de techniciser et de rendre strictement utilitaires à peu près tous nos enseignements, nous avons abouti à l’élimination de la culture et des «humanités» des bancs de l’école, sous le fallacieux prétexte que ceux-ci ne font aucun apport direct à la production et à la croissance économique. Mais que signifient donc «humain» et «culture» sans l’enseignement et l’étude des humanités (…) ? »

– extrait du livre d'Omar AKTOUF, Halte au gâchis : En finir avec l'économie-management à l'américaine, Montréal : Liber, 2008, p. 86

dimanche 13 mars 2016

« Vesti la giubba » (Pagliacci, Leoncavallo)

Vu au cinéma la belle production des opéras Cavalleria rusticana / Pagliacci du Royal Opera House de Londres. J'ai particulièrement aimé la mise en scène de Damiano Michieletto, l'excellente distribution (fabuleuse Eva-Maria Westbroek) et l'orchestre dirigé par le charismatique chef d’opéra, Antonio Pappano. Ce sont deux courts opéras issus du mouvement artistique vériste de la fin du XIXe s. Dans Pagliacci (Leoncavallo), Aleksandrs Antonenko chante admirablement bien le fameux air « Vesti la giubba » (« Mets la veste ») (fin de l'acte I). N'ayant pu trouver d'extraits sur le Web de sa brillante performance, je vous donne à entendre celle (non moins brillante) du grand ténor Placido Domingo.

jeudi 10 mars 2016

Marcher comme un bouddha

« Quand vous marchez en pleine conscience, vous investissez cent pour cent de vous-même dans la marche. Vous devenez conscient de chaque pas : c’est vous qui marchez en conscience; ce n’est pas l’énergie de l’habitude qui vous traîne. Vous gardez votre souveraineté. (…) Quand vous marchez, vous ne pensez pas. Si vous pensez, la pensée vous dérobera votre marche. Vous ne parlez pas, car les paroles vous ôteront la marche. Marcher ainsi est un plaisir. Quand la pleine conscience et la concentration sont vivantes en vous, vous êtes pleinement vous-même; vous ne vous perdez pas. Vous marchez comme un bouddha. »

– Thich NHAT HANH, Les bienfaits du silence : Se ressourcer dans un monde assourdissant, Montréal : Le Jour, 2016, p. 126

dimanche 6 mars 2016

"In quelle trine morbide" (Manon Lescaut, Puccini)

Il y a d'excellentes sopranos qui ont interprété brillamment "In quelle trine morbide",
cet air de tristesse dans l'opéra "Manon Lescaut" (Acte II, Puccini). J'en ai entendu plusieurs, dont tout récemment la soprano Kristine Opolais, mais ma préférence va vers la belle voix d'Angela Gheorghiu.

mercredi 2 mars 2016

Les dits de Benoît Lacroix

Écoutez-le parler.

Comment bien vieillir ? *

L’importance et les défis de l'acceptation ? *

À la librairie de livres usagés de mon quartier, j’ai trouvé ce beau gros livre : Dits et gestes de Benoît Lacroix. Prophète de l’amour et de l’esprit, édité sous la direction de Giselle Huot, Éditions du Noroît, Fondation Albert-le-Grand, 1995 (735 p).

J'apprends qu'il s’est passionné pour Saint-Denys Garneau et Lionel-Groulx, deux géants de la culture québécoise. Il s’est déclaré « subjugué » par l’humour caustique et la « lucidité à faire peur » de Réjean Ducharme (Le Soleil, 30 septembre 1983, p. C8). Il dit que « la conscience est le pouvoir intérieur; la loi est le pouvoir extérieur. Le pouvoir intérieur est plus important que le pouvoir extérieur » (p. 51, Dits et gestes de Benoît Lacroix). Presque subversif, ne trouvez-vous pas ? J’aime aussi cette autre pensée de lui (que l'on trouve à la même page de ce livre) : « Là où il y a liberté, il y a intelligence ».

Benoît Lacroix fut un être de lumière, de compassion et d’intelligence. Il est décédé à l'âge de 100 ans ce 2 mars 2016 **.

* Extraits tirés du film « Le vieil âge et le rire » du cinéaste Fernand Dansereau, 2012. Pour plus d'infos, visitez le site de la compagnie de production Outsiders Films.

** Très belle émission radiophonique diffusée à la première chaîne de la radio de Radio-Canada : Père Lacroix, une spiritualité pour le temps présent, 1 h 48 min.

Requiem for Anna (Portishead)

Pour les 25 ans de la disparition de Serge Gainsbourg (2 avril 1928-2 mars 1991), nous donnons à entendre la très intéressante réinterprétation par Portishead du titre « Un jour comme un autre » extrait de la comédie musicale Anna, renommé « Requiem for Anna » sur l’album Monsieur Gainsbourg revisited.