mercredi 17 mai 2017

dimanche 14 mai 2017

Vieillir

« Un moment arrive où il convient d’exercer à son propre égard une extrême vigilance. Le corps se fatigue et cherche à monopoliser l’attention. Son désir vise à établir sa souveraineté et à réduire en esclavage le cavalier dont il est la monture. Toutefois, il réagit suivant l’attitude qu’on prend envers lui. Gâté tel un gamin capricieux, il se voudra monarque; traité avec gentillesse et humour, il puisera constamment en lui-même des énergies nouvelles. (...) Celui qui n’éprouve pas le goût de la culture, de l’écriture, des livres, de l’art – musique ou peinture – va saisir la seule évasion qui s’offre à lui : le souci et le soin exclusifs de son corps. »

– Marie-Madeleine DAVY, Traversée en soliaire, Albin Michel, 1989

Érythrone d'amérique





Source d'informations : http://floreduquebec.ca/erythronium-americanum
Photos : Chartrand Saint-Louis et Albert

samedi 13 mai 2017

Le Noble Sentier

« L'adoption d'un comportement responsable, ou la vertu;
Le recueillement mental, ou la méditation;
Le développement d'une compréhension clairvoyante en accord avec la réalité, ou la sagesse. »

L'esprit est son propre médecin : le pouvoir de guérison de la méditation, édité par Jon Kabat-Zinn et Richard Davidson avec Zara Houshmand, Laval : G. Saint-Jean, 2014, p. 36

vendredi 12 mai 2017

Distinction entre le point de bascule et celui de non-retour

« En franchissant le cap des 350ppm, nous avons dépassé un seuil, nous « avons basculé » dans une zone de dangerosité climatique. Il y a certes déjà un prix à payer pour avoir franchi cette limite, et nous devons donc revenir le plus tôt possible au seuil des 350ppm, pour éviter de nous diriger vers ce point de non-retour au-delà duquel le réchauffement climatiqe échapperait totalement à notre contrôle. »

– Steven GUILBEAULT, Alerte ! Le Québec à l'heure des changements climatiques, Montréal : Les Éditions du Boréal, 2009, p. 12

mercredi 10 mai 2017

Il n’y a pas de voie unique

« Ce qui réussit à une personne ne réussit pas forcément à une autre. Si ce qui est dit s’applique à vous, servez-vous-en; sinon, écartez-le. Il n’y a pas de voie unique, pas de « il faut » ou de « vous devriez ». (…) Vous devez trouver votre propre voie. »

– Philip KAPLEAU, Questions zen, Paris : Éditions du Seuil, 1992, p. 154-155.

lundi 1 mai 2017

Livres non écrits

« La véritable sagesse consiste en la capacité de lire des livres non écrits. Nietzsche a noté que, lorsque sa vue devint trop faible pour qu'il pût lire des livres, il commença enfin à lire en lui-même. »

– Philip KAPLEAU, Questions zen, Paris : Éditions du Seuil, 1992, p. 56

vendredi 28 avril 2017

Chaque promenade est une création

« Quand on marche, il se passe deux choses : d’abord, le monde se met à exister, et on voit ce qu’on ne voyait pas; ensuite on fait prendre l’air à notre cerveau, et il arrive qu’on se mette à penser à ce qu’on ne pensait pas avant.

Quand on marche, on crée, avec une grande liberté, des liens nouveaux entre les choses et les gens. On fait exister le monde. »

– Bernard ÉMOND, Camarade, ferme ton poste et autres textes, Montréal : Lux Éditeur, 2017, p. 155

mercredi 26 avril 2017

Le labyrinthe du temps

« Nous sommes terrifiés à l'idée de nous égarer dans le labyrinthe du temps, ignorant que nous sommes perdus depuis le début de cette aventure. À quoi cela peut-il bien servir de marquer un chemin qu'on ne reprendra plus jamais ? »

– Dany LAFERRIÈRE, L'art presque perdu de ne rien faire, Montréal : Boréal, 2011, p. 24

dimanche 23 avril 2017

Conscience des manques

« Comme celle des vieux Inuits et des aînés de nos campagnes, la nostalgie que nous éprouvons d’un lieu et d’une époque mythiques est le signe d’un manque réel. La solidarité familiale et sociale nous manque; la dignité du travail nous manque; le lien avec la nature nous manque; le sentiment d’une histoire commune et de valeurs partagées nous manque. Nous aurions tort de rejeter ces sentiments comme passéistes : dans la conscience de ce manque et de ces pertes, il me semble y avoir la possibilité de regagner une partie de ce que nous avons perdu. Le retour en arrière n’est ni possible ni souhaitable. Mais s’il se trouvait, dans notre passé, des choses qui pourraient nous servir à sortir du présent clos qui nous enserre, nous aurions tort de ne pas y avoir recours. »

– Bernard ÉMOND, Camarade, ferme ton poste et autres textes, Montréal : Lux Éditeur, 2017, p. 60

vendredi 21 avril 2017

La sieste

« On m'apprend que la vie trépidante d'aujourd'hui ne peut tolérer cette perte sèche de temps qu'est la sieste, ce qui est une erreur car cette pause dans le cours du jour nous rend plus sensibles aux autres – et moins obsédés par nous-mêmes. La sieste est une courtoisie que nous faisons à notre corps exténué par le rythme brutal de la ville. »

– Dany LAFERRIÈRE, L'art presque perdu de ne rien faire, Montréal : Boréal, 2011, p. 16

lundi 17 avril 2017

Méthode de méditation

« Efforcez-vous de placer un point en face de votre conscience et de vous concentrer sur lui, que ce soit un koan, une phrase ou votre respiration. Les pensées perturbatrices affluent et, tandis que nous comptons les respirations, il peut arriver que nous oubliions le fait de compter. Avant d'être arrivé à trois ou quatre, d'autres pensées nous ont assailli. Si vous êtes dérangé de cette façon, n'essayez pas de suivre la pensée. Revenez au début. Si vous êtes interrompu avant d'avoir atteint dix, recommencez. Et après ne faites plus attention aux pensées parasites, continuez à compter. »

– Daisetz Teitaro SUZUKI, Derniers écrits au bord du vide, traduit de l'anglais et présenté par Philippe Moulinet, Paris: Albin Michel, 2010, p. 217-218

lundi 10 avril 2017

Le dernier souffle: au coeur de l'Hôtel-Dieu de Montréal

C'est un film très touchant.

Tout dans ce film est traité d’une manière intime, respectueuse et tendre. C'est un véritable cri du coeur pour la sauvegarde d'un établissement exceptionnel, ancré dans l'histoire de la Ville de Montréal.

Osons espérer que cet établissement conservera sa vocation hospitalière.

BANDE-ANNONCE | LE DERNIER SOUFFLE, AU COEUR DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL from Annabel Loyola on Vimeo.


Lien pour signer la pétition :
https://secure.avaaz.org/fr/petition/Coalition_Sauvons_lHotelDieu/?pv=5

Site du film La folle entreprise, sur les pas de Jeanne Mance, de la même réalisatrice.

jeudi 6 avril 2017

Le sens de la vie

« C'est la feuille verte ainsi que la feuille morte chassée par le vent; c'est l'amour et son incommensurable beauté; c'est la douleur de la solitude et la félicité du fait d'être seul. Le sens de la vie ne peut se mesurer, et l'esprit ne pourra jamais le découvrir. »

– Krishnamurti, Commentaires sur la vie : Qui êtes-vous ? Intégrale, J'ai lu, 2015, p. 564

samedi 18 mars 2017

Il n'y a pas de réponse si l'homme ne se met pas en question

« La réponse est au coeur même de la question que vous posez. Ne tentez pas d'obtenir une réponse de quiconque en questionnant. Ne comptez pas obtenir ce qui ne vous appartient pas. Ce qui vous fait poser la question prouve que la réponse est en vous. Le trésor que vous convoitez n'est pas en dehors, il est en vous.  »

– Daisetz Teitaro SUZUKI, Derniers écrits au bord du vide, traduit de l'anglais et présenté par Philippe Moulinet, Paris: Albin Michel, 2010, chap. XII

mercredi 15 mars 2017

Liberté d’expression : Guide d’utilisation

Liberté d’expression : Guide d’utilisation

Ce document a été rédigé et mis à jour par Charles Montpetit. Il "constitue une compilation non exhaustive de 643 auteur‐es et de 1222 œuvres diffusées en français qui ont fait l’objet de tentatives de censure, réussies ou non, de 1685 à nos jours au Canada."

La version mise à jour de l’Index (56 pages) est téléchargeable sur le site de Freedom to read.

mardi 14 mars 2017

Agri-Réseau

Site spécialisé sur le monde agricole et agroalimentaire.
Plus de 15 000 documents, vidéos et billets d’intervenants et de producteurs.

Exemple de vidéo que l’on peut visionner sur ce site.

dimanche 5 mars 2017

Pluie, grêle, neige et glace

« Bien qu'il y ait distinction entre pluie, grêle, neige et glace,
Une fois fondues, il n'y a qu'une seule et même eau dans le vallon. »

- IKKYÛ, citation puisée dans le livre de Masumi SHIBATA, Les maîtres du zen au Japon, Paris : Maisonneuve et Larose, 2001, p. 88

mercredi 1 mars 2017

Se purger l'esprit, c'est vivre, c'est créer

« Comme il est nécessaire pour l'esprit de mourir à toute pensée, à tous les souvenirs d'hier, et à l'heure qui vient.

Il y a un grand bonheur dans le non-vouloir, dans le fait de n'être pas quelque chose, ou de ne pas aller quelque part. Lorsque l'esprit se purge de toute pensée apparaît enfin le silence de la création.

Se purger l'esprit c'est s'assurer de la tranquillité du coeur. »

– Krishnamurti, Commentaires sur la vie : Qui êtes-vous ? Intégrale, J'ai lu, 2015, extraits, p. 415 et 419

dimanche 26 février 2017

Le vide n’est pas le néant

« Le vide est visible. Il est une réalité. Le néant n’est rien, comme un zéro associé à un refus de penser. Le vide appelle une présence. »

– Benoît LACROIX, Rumeurs à l’aube, Éditions Fides, 2015, p. 25

dimanche 19 février 2017

Volonté de connaître

« Le simple fait d'étudier un sujet sérieusement et à fond est une violence volontaire contre la tendance foncière de l'esprit qui se dirige inlassablement vers l'apparence et la superficialité.

(...)

C'est cette aspiration à l'apparence, à la simplification, au masque, au manteau, bref à la surface — car toute surface est un manteau — que contrecarre la tendance plus noble à la connaissance, laquelle va et veut aller à la racine et à la complexité des choses. »

– Nietzsche, Par-delà bien et mal : Prélude d'une philosophie de l'avenir, Paris: Gallimard, 1971, p. 169 et 171

vendredi 17 février 2017

Le zen des toilettes

« Dans la vie quotidienne, on mange beaucoup de choses, bonnes ou mauvaises, sophistiquées ou simples, savoureuses ou fades. Ensuite, on doit aller aux toilettes. De même, après avoir rempli notre esprit, nous pratiquons zazen. Sans cela, notre pensée finirait par devenir très malsaine. Il est nécessaire de désencombrer notre esprit avant d'étudier quelque chose. C'est comme quand on dessine sur du papier blanc: si vous n'utilisez pas une feuille vierge, vous ne pourrez dessiner ce que vous voulez. Il est donc nécessaire de revenir à votre état originel dans lequel vous n'avez rien à voir, rien à penser. Alors, vous comprendrez ce que vous faites. »

– Shunryu SUZUKI, Libre de soi, Libre de tout, Paris: Éditions du Seuil, 2011, p. 66

jeudi 9 février 2017

Vous seul créez sans cesse des problèmes

« Vous avez généralement tendance à considérer vos nombreux problèmes comme secondaires et ne voyez donc aucune nécessité à vous employer à les régler. C’est ainsi que de nombreux pays gèrent leurs conflits internationaux : « Il s’agit d’un problème mineur. Tant que nous ne violons pas les traités internationaux, tout se passera bien. Tant que nous n’utilisons pas d’armes atomiques, nous pouvons faire la guerre. ». Mais les petites guerres finissent tôt ou tard par dégénérer. Et même si les problèmes que vous rencontrez dans votre vie quotidienne sont anodins, si vous ne parvenez pas à les résoudre, vous vous heurterez à des problèmes plus graves.
(…) Si vous savez que votre voiture a un problème, arrêtez-vous aussitôt et tâchez de le résoudre. Ce n’est pas ainsi que nous agissons en général. « Ce n’est qu’un problème sans importance. La voiture fonctionne encore. On continue! » Même si nous pouvons continuer à rouler, nous devrions prendre le plus grand soin de notre véhicule. Si vous le poussez à ses limites, les problèmes ne cesseront de se répéter jusqu’à ce qu’il finisse par tomber en panne. Il sera alors peut-être trop tard pour le réparer, sans compter que cela vous demandera beaucoup plus d’énergie.
Les soins quotidiens sont donc très importants. C’est ainsi que vous pourrez écarter vos vues erronées et comprendre vraiment ce que vous faites. »

– Shunryu SUZUKI, Libre de soi, Libre de tout, Paris: Éditions du Seuil, 2011, p. 41-42, 44-45

mardi 7 février 2017

Voir et entendre

« Notre société fonctionne en général d'une façon superficielle et frivole. Le pouvoir suprême appartient à l'argent ou aux discours fracassants. Du coup, nos yeux et nos oreilles ne sont pas assez ouverts ni assez fins pour voir et entendre. »

– Shunryu SUZUKI, Libre de soi, Libre de tout, Paris: Éditions du Seuil, 2011, p. 30

Dans notre société, on se laisse facilement abuser par le pouvoir et l’argent, ce qui explique pourquoi il est si difficile de grandir et de chasser notre petit esprit puéril et mesquin qui se hâte trop souvent de juger et de condamner au lieu de chercher à comprendre et à apprécier les autres.
Pour S. Suzuki, l'ouverture aux autres ne peut procéder que d'une démarche honnête envers soi-même. Lorsqu'on se voit tel qu'on est, sans chercher à ressembler à un autre, l'on devient inévitablement plus réceptif envers les autres, plus perceptif à l’égard de qu’ils ressentent. Voir et entendre, voici ce qui importe le plus. Même sans trop parler, l’on peut communiquer entre nous.

jeudi 2 février 2017

Le respect de soi

« Le respect de soi n'est pas quelque chose qu'on peut avoir consciemment. Lorsqu'on se dit « j'ai du respect pour moi-même », ce n'est plus du respect de soi. Quand vous êtes simplement vous-même, sans penser ou essayer de dire quoi que ce soit de spécial, en vous contentant de dire ce que vous avez en tête et ce que vous ressentez, alors le respect de soi est naturellement là. (...) Lorsque vous faites quelque chose sans avoir le sentiment d'avoir fait quoi que ce soit, alors c'est vous, c'est vous-même. Vous êtes totalement avec les autres et vous vous oubliez complètement. C'est cela le respect de soi. »

– Shunryu SUZUKI, La source brille dans la lumière : Enseignements sur le Sandokai, Édition originale établie par Med Weitsman et Michael Wanger, traduit de l'américain par Luc Boussard, Éditions Sully, 2001, p. 39-40

dimanche 22 janvier 2017

Je veux vivre dans ce rêve (Roméo et Juliette, Gounod)

J'ai pu entendre Diana Damrau, cette fabuleuse soprano allemande, dans l'opéra Roméo et Juliette (Gounod) que présentait le Metropolitan Opera en direct et en retransmission HD ce samedi 21 janvier 2017. Sa voix est riche. Sa personnalité rayonne. C'est un plaisir de la voir et de l'entendre.

jeudi 19 janvier 2017

Juste là où il faut, juste comme il faut

« Nous essayons de changer autre chose que nous-mêmes, nous essayons de mettre en ordre ce qui est en dehors de nous. Mais il est impossible d'organiser les choses si vous-mêmes n'êtes pas en ordre. Lorsque vous agirez juste comme il faut, juste quand il faut, tout le reste sera organisé. »

– Shunryu SUZUKI, Esprit zen, esprit neuf, Éditions du Seuil, 1977, p. 38 (coll. Points "Sagesses")

dimanche 15 janvier 2017

Les mots du zen

« Si vous ne comprenez qu'un côté de la vérité, vous ne pouvez pas comprendre ce que je dis. Si vous ne comprenez pas les mots du zen, vous ne comprenez pas le zen, vous n'êtes pas un étudiant du zen. Les mots du zen diffèrent des mots ordinaires. Comme une épée à double tranchant, ils coupent dans les deux sens. »

Shunryu SUZUKI, La source brille dans la lumière : Enseignements sur le Sandokai; édition originale établie par Mel Weitsman et Michael Wanger; traduit de l'américain par Luc Boussard, Éditions Sully, 2001, p. 77

vendredi 6 janvier 2017

Vivre heureux avec le strict nécessaire

Entraînez-vous quotidiennement à résister aux sollicitations du monde extérieur.

Redécouvrir ce que nous avons trop longtemps négligé : notre monde intérieur, avec tout ce qu’il contient de fascinant et d’inexploré.

L’abondance représente un danger pour nous tant que nous refusons d’accepter son contraire, c’est-à-dire la privation volontaire.

Le fait de s’imposer des restrictions déclenche simplement un processus régulateur tout à fait naturel.

Pour arriver à transformer vos habitudes, vous devez vous convaincre que cela en vaut plus la peine que de laisser les autres continuer à vous indiquer quoi faire de votre vie.

En vous soumettant à votre propre discipline, votre attitude face au quotidien se transformera pour le mieux, votre confiance en vous-même ira en grandissant et tout ce qui est inutile et superflu perdra de son attrait à vos yeux.

Soyez à l’écoute de vous-même jusqu'à ce que la réponse que vous cherchez vous soit donnée.

Prenez la peine d’entraîner votre instinct naturel à faire la distinction entre ce qui vous convient ou non.

Les malheurs de notre société d’abondance viennent justement du fait que les gens ont trop tendance à laisser les autres se charger de leurs difficultés.

Profiter pleinement des biens que nous possédons déjà, plutôt que de chercher constamment quelque chose de nouveau.

Chaque fois que vous le pouvez, marchez au lieu d’utiliser votre voiture.

Ne faites jamais de cadeaux pour des motifs inavoués, ou qui vous coûteraient davantage que ce que vous êtes prêt à débourser.

Lorsque vous faites un achat, demandez-vous : en ai-je réellement besoin ou est-ce que je me laisse simplement influencer par la publicité ou un vendeur ?

Ne dépensez jamais plus en une journée que ce que vos moyens vous permettent ce jour-là.

Si nous nous retrouvons aux prises avec des difficultés, c’est souvent à cause de notre trop grande hâte, et parce que nous n’osons pas aller au fond des choses.

Moins nous écoutons les conseils des autres, mieux nous apprenons à nous connaître.

Savoir renoncer au superflu constitue la première condition pour arriver à prendre des décisions personnelles en toute liberté.

Nous voulons être heureux rapidement et sans peine. Nous voulons l’être une fois pour toutes. Nous ne possédons pas la sagesse de jouir pleinement de chaque circonstance heureuse. Nous sommes constamment à la recherche de nouvelles occasions.

Combien de choses nous procurons-nous uniquement parce que cela correspond à notre statut social ?

Apprendre, c’est arriver à saisir les choses intuitivement.

Tout ce qui contribue à nous faire précipiter nos gestes, à alimenter nos peurs et tout ce qui nous empêche de nous fier à nous-mêmes, est totalement superflu dans nos vies.

– Kirschner, Josef, Vivre heureux avec le strict nécessaire ; trad. de l’allemand par Normand Paiement, Montréal : Le jour, 1983, 188 p.

jeudi 22 décembre 2016

Merry Christmas Mr. Lawrence (Ryuichi Sakamoto)

Musique du film anglo-japonais Furyo (Merry Christmas Mr. Lawrence aux États-Unis) réalisé par Nagisa Ōshima en 1983.



Ryuichi Sakamoto est acteur et compositeur de la bande originale.

Cette musique belle et envoûtante est teintée de tristesse.

dimanche 11 décembre 2016

La Voie des fleurs

La Voie des fleurs (en japonais, ka-dô) remonte aux origines mêmes du bouddhisme. Elle cherche à exprimer le rapport de l'homme avec la nature. En voici les dix principes directeurs :

1. De l'infiniment grand à l'infiniment petit, tout est mis en relation par la Voie des fleurs.
2. Porter le Vide dans le coeur, c'est y porter le Tout.
3. Quand l'esprit est calme et pur, on peut tout trouver sans penser.
4. Et chasser toute crainte.
5. Respectez et ménagez les plantes comme tous les autres êtres vivants.
6. De même, aimez et honorez tous les hommes.
7. Occupez harmonieusement le lieu où vous vous trouvez.
8. Gardez un esprit religieux quand vous arrangez des fleurs.
9. Unissez le corps et l'esprit.
10. Renoncez à vous-même.

– Jacques BROSSE, L'univers du Zen : Histoire, spiritualité et civilisation, Paris : Albin Michel, 2015, p. 234

lundi 5 décembre 2016

La surveillance numérique de masse

Diverses vidéos très bien faites du site Le Monde.fr, avec l'explication en patates, sur la surveillance numérique de masse.



Comment les métadonnées permettent de vous... par lemondefr


Comment la NSA vous espionne (expliqué en patates) par lemondefr


La loi sur le renseignement expliquée en patates par lemondefr

L'important, c'est d'être conscient de l'existence de cette surveillance, de modifier nos pratiques de manière à les rendre plus sécuritaires et divulguer le moins possible des informations privées.

mardi 22 novembre 2016

Le langage du zen

« Le langage du Zen tend toujours à détruire les habitudes énergétiques de ceux qui ne savent penser que par concepts. Ce langage vise à provoquer des crises permettant d'amener l'éclosion de ce précieux moment d'éveil. »

« Le moment de l'éveil peut se marquer par un éclat de rire. Mais ce n'est pas le rire de quelqu'un qui, soudain, obtient une grande fortune; ce n'est pas non plus le rire de qui a remporté une victoire. C'est bien le rire de celui qui, après avoir longuement peiné à chercher quelque chose, trouve cette chose, un matin, dans la poche de sa veste. »

« Kasyapa est arrivé à l'éveil grâce à une fleur; il y a des maîtres Zen qui ont obtenu leur éveil par un cri retentissant, et d'autres par un terrible coup de pied. »

– Thich NHAT HANH, Clés pour le Zen : un guide vibrant pour la pratique du Zen, Éditions Jean-Claude Lattès, 1999, p. 41-42, 36 et 37

mercredi 16 novembre 2016

La vie est impossible

"Pendant une causerie, Suzuki Roshi déclare que la vie est impossible.
- Si c'est impossible, comment faisons-nous ? demande un élève.
- Vous le faites chaque jour, répond Suzuki."

Shunryu SUZUKI, Le zen est juste ici : Témoignages et anecdotes sur l'enseignement de Shunryu Suzuki, recueillis par David Chadwick et traduit de l'anglais par Daniel Roche, Paris: Éditions Almora, 2015, p. 92

lundi 14 novembre 2016

Le zen est juste ici

"Un soir, après une causerie, un homme dans l'auditoire demanda:
- Vous dites que le zen est partout. Mais alors pourquoi devons-nous venir au Centre zen ?
- Le zen est partout, répondit Suzuki Roshi. Mais pour vous, le zen est juste ici."

Shunryu SUZUKI, Le zen est juste ici : Témoignages et anecdotes sur l'enseignement de Shunryu Suzuki, recueillis par David Chadwick et traduit de l'anglais par Daniel Roche, Paris: Éditions Almora, 2015, p. 66

Le lecteur trouvera des informations complémentaires sur Shunryu Suzuki, ses étudiants et ce livre sur le site web dédié : www.cuke.com

David Chadwick a retracé la vie du maître zen dans un livre inédit en français : Crooked Cucumber : The Life and Zen of Shunryu Suzuki (Concombre tordu, la vie et l'enseignement zen de Shunryu Suzuki) – enquête biographique et hommage au maître disparu.

jeudi 10 novembre 2016

Comment souligner l’erreur de quelqu’un avec tact

- Choisir le moment opportun et ne pas souligner l’erreur devant plusieurs personnes. Si possible, montrez l’erreur en tête à tête dans un lieu et au moment appropriés;

- Se rappeler qu'il faut être véridique, ce qui signifie que l’on ne pointe pas l’erreur uniquement parce qu’on estime que c’est une erreur. Quand on comprend pourquoi la personne a agi ainsi, on peut être véridique;

- Être doux et calme, ne pas élever la voix, ne pas crier. C’est très délicat, tout comme la véracité, mais il importe d’insister sur l’importance d’adopter une attitude calme et douce quand on souligne l’erreur de quelqu’un;

- On donne un conseil ou l'on pointe l’erreur uniquement afin d’aider l'autre et non afin d’exprimer ce que l’on a sur le coeur;

- On doit être très attentif et prendre note de la réaction de la personne : s’excuse-t-elle pour ce qu’elle a fait ou n’est-elle pas assez sérieuse? Dans ce dernier cas, on devrait l’ignorer jusqu’à ce qu’elle fasse preuve d’un véritable sérieux;

- Si nos conseils ont pour seul but d’aider la personne, cela ne signifie nullement que nous devons nous montrer toujours indulgents avec elle. Nous devons parfois nous montrer durs avec celle-ci, ou bien nous ne pourrons pas l’aider dans le vrai sens du terme;

- Enfin, nous devons exposer l’erreur avec compassion, car l’on est aussi l’ami de cette personne.

Conseils librement adaptés d’un passage tiré du livre de Shunryu SUZUKI, Libre de soi, Libre de tout, Paris: Éditions du Seuil, 2011, p. 113-114