jeudi 19 octobre 2017

Credo bouddhique

« Toutes les formations (les agrégats) sont impermanentes. Il n’existe pas d’ego dans l’individu, il n’en existe en aucune chose. »

– Alexandra David-Néel, Le Bouddhisme du Bouddha, Éditions du Rocher, 1977, 1989, p. 290

mardi 17 octobre 2017

Assis paisiblement, sans rien faire

« Assis paisiblement, sans rien faire,
Le printemps vient, et l’herbe croît d’elle-même.

Ce « d’elle-même » est la façon d’agir naturelle de l’esprit et du monde, comme les yeux voient par eux-mêmes, comme les oreilles entendent par elles-mêmes, comme la bouche s’ouvre d’elle-même, sans que l’on ait à écarter les mâchoires de force. »

– Poème de Zenrin et commentaire d’Alan Watts, Le bouddhisme zen, Éditions Payot, c1960, 1969, 1982, 1991, p. 149-150

jeudi 12 octobre 2017

Clair-obscur



Photo : Chartrand Saint-Louis

mardi 10 octobre 2017

Devises d’Alexandra David-Néel

« Marche comme ton coeur te mène et selon le regard de tes yeux. »
(verset de la Bible)

« Soyez à vous-même votre propre lumière, soyez à vous-même votre propre refuge. »
(Dhammapada)

– Citations puisées dans le livre de Jean Chalon, Le lumineux destin d’Alexandra David-Néel, Paris : Librairie Académique Perrin, 1985, p. 28 et 64

jeudi 5 octobre 2017

L’esprit socialiste du bouddhisme

« L’esprit du bouddhisme est essentiellement socialiste, c’est-à-dire qu’il enseigne l’union d’actions combinées en vue d’une fin sociale. Il est totalement opposé à cet industrialisme avec sa lutte sans rémission, sans scrupule et sans pitié pour la richesse considérée comme l’objet suprême de l’effort humain, qui ronge les nations soi-disant à la tête du progrès… L’accumulation du capital entre les mains d’un petit nombre ne peut avoir aucune justification morale. »

– Lakshmi Narasu, L’Essence du bouddhisme, extrait puisé dans le livre de Jean Chalon, Le lumineux destin d’Alexandra David-Néel, Paris : Librairie Académique Perrin, 1985, p. 184

mardi 3 octobre 2017

La connaissance de soi

« Refaites connaissance avec vous-même, apprenez à connaître ce que vous êtes réellement et abandonnez vos efforts hypocrites, votre manie insensée d’être autre chose que ce que vous êtes. »

– Max Stirner, L’Unique et sa propriété, extrait puisé dans le livre de Jean Chalon, Le lumineux destin d’Alexandra David-Néel, Paris : Librairie Académique Perrin, 1985, p. 125

jeudi 28 septembre 2017

L’idée primordiale du bouddhisme

« Le bouddhisme dit au malheureux étreint par la douleur : « Combats la souffrance, cesse d’être la victime de ta propre stupidité. Tes erreurs, tes préjugés sont les divinités des ténèbres sur l’autel de qui tu immoles le meilleur de ta vie. Apprends à connaître la nature des choses qui t’environnent, à te connaître toi-même. Rends-toi intelligent et la connaissance te fera « libre et heureux ». »

– Alexandra David-Néel, extrait puisé dans le livre de Jean Chalon, Le lumineux destin d’Alexandra David-Néel, Paris : Librairie Académique Perrin, 1985, p. 88

mardi 26 septembre 2017

La non-réalité de l’ego

« Parce que nous nous abusons nous-mêmes en croyant à la réalité de notre ego, nous vivons inévitablement dans l’aliénation et le conflit. C’est par suite de cette aliénation que nous voyons les forts vaincre les faibles et les faibles préférer l’esclavage à la mort. Pourtant, lorsqu’ils sont délivrés de l’erreur, les êtres humains tendent naturellement à se rapprocher. »

– Yasutani-roshi, extrait puisé dans le livre de Philip Kapleau, Les trois piliers du zen, Paris : Éditions Almora, 2006, p. 206

jeudi 21 septembre 2017

Le vent mauvais de l’injustice et de la haine

« Lorsque le vent froid de l’hiver glace les lacs et dessèche l’herbe qui nourrit les troupeaux, lorsqu’il se déchaîne en rafales amenant les tourmentes de neige, hommes et bêtes ressentent ses effets. De même, lorsque souffle le vent mauvais de l’injustice et de la haine, nul ne peut se dire à l’abri de ses effets. »

– Alexandra David-Néel, Le Lama aux cinq sagesses, Plon, Presses Pocket, 1977, p. 340

mardi 19 septembre 2017

La figure de l’avenir

« Sais-tu quelle figure a l’avenir lorsqu’on le regarde?

Elle ressemble à la danse des poussières dans l’air, le long des routes, par les jours de sécheresse. Elles sont là au repos sur la route, elles existent, prêtes à répondre à l’incitation qui les mettra en mouvement. Le vent passe et les voilà qui se soulèvent, voyagent et dansent, se rapprochant, se heurtant, formant des groupes, des dessins imprécis qui se défont avant qu’on ait eu le temps de reconnaître à quoi ils ressemblaient. »

– Alexandra David-Néel, Le Lama aux cinq sagesses, Plon, Presses Pocket, 1977, p. 212

jeudi 14 septembre 2017

L’amour est dans les prés



Photo : Chartrand Saint-Louis
(photo prise à la ferme Cassis et Mélisse,
Saint-Damien-de-Buckland (Chaudière-Appalaches))

mardi 12 septembre 2017

Un vent de fraîcheur

« Dans le cercle du quotidien, dans les tâches réitérées chaque jour mais chaque jour différentes, doit souffler un vent de fraîcheur, fraîcheur qui naît de la découverte, de l'approfondissement de ce que l'on considère trop souvent comme acquis. »

– Taisen Deshimaru, maître zen, citation puisée dans Le trésor du zen, textes de Maître Dogen (XIIIe siècle), traduits et commentés par Taisen Deshimaru et présentés par Evelyn de Smedt, Paris : Albin Michel, 2003, p. 239

jeudi 7 septembre 2017

La faculté de discerner le vrai du faux

« Chez la plupart des gens, la faculté de discerner le vrai du faux est une vertu rare; à un sourire, à une gentillesse, on répond aussitôt, sans être capable de discerner l’authentique amabilité de l’hypocrisie. Comment comprendre, par-delà les paroles, le fond de la pensée qui se dissimule? Comment pénétrer l’authentique visage qui se masque d’un sourire? Ce manque de discernement est une faiblesse par rapport à soi-même; on préfère chercher le contentement et se satisfaire de superficialité plutôt que de pénétrer plus loin dans l’authenticité, dont la révélation n’est pas toujours pour conforter l’ego.

Pour apercevoir la vraie réalité, il ne faut pas avoir la faiblesse de choisir entre le plaisir et le déplaisir; il faut être hishiryo, sans notion d’agrément ou de désagrément. »

– Taisen Deshimaru, maître zen, citation puisée dans Le trésor du zen, textes de Maître Dogen (XIIIe siècle), traduits et commentés par Taisen Deshimaru et présentés par Evelyn de Smedt, Paris : Albin Michel, 2003, p. 171

mardi 5 septembre 2017

jeudi 31 août 2017

Les traductions du mot « zen »

« Zen » est la prononciation du mot chinois « chan », qui est lui-même une transcription phonétique du mot prakrit « jhana ». L’équivalent sanskrit de « jhana » est « dhyana » qui signifie « penser ». (…) Le mot « zen » apparaît pour la première fois dans la Chandogya Upanishad. Dans les premières traductions du sanskrit en chinois, le mot fut rendu par « pensée et pratique ». Les traductions plus tardives adoptèrent le terme « réflexion paisible ». La première expression signifie concentrer l’esprit sur un objet unique, y réfléchir profondément puis mettre cette réflexion en pratique. La seconde expression faisait référence à la pratique qui consiste à mettre son esprit au repos de manière à voir les choses avec plus de clarté. « Zen » a également été traduit par «  », c’est-à-dire fixe, stable. Ce terme renvoyait au fait de fixer son esprit sur un objet unique de façon à le libérer de toute distraction. »

– Kohô Chisan, Le bouddhisme zen Sôtô, Vannes : Sully, 2006, p. 39-40

mardi 29 août 2017

L’origine du zen

« Le zen, comme le bouddhisme lui-même, est un produit de l’Inde. Cependant, son ancienneté est bien plus grande que celle du bouddhisme. Son origine est liée à l’habitude des philosophes indiens d’échapper à la chaleur en s’établissant dans les forêts. Là, ils passaient leur temps en méditation et dans l’observance de cérémonies religieuses. Cette pratique consistant à s’asseoir dans une posture définie, sous un grand arbre, pour méditer était considérée comme un exercice religieux agréable. Le développement ultime en fut le zazen, la forme de méditation pratiquée dans l’école zen. »

– Kohô Chisan, Le bouddhisme zen Sôtô, Vannes : Sully, 2006, p. 39

jeudi 24 août 2017

Les paradoxes du zen

« Au milieu de rien, on trouve une richesse inépuisable », « D’abord la grande mort, et ensuite la grande vie », « Même si vous êtes séparé du Bouddha depuis des périodes incommensurables, vous ne l’avez pas quitté une minute ; même si vous êtes en face de lui à longueur de journée, vous ne lui avez pas fait face un seul instant ». (…) De telles phrases sont innombrables. Ces paradoxes obligent celui à qui ils sont destinés à prendre conscience des limitations de la logique et à trouver le moyen de sortir de l’impasse. »

– Kohô Chisan, Le bouddhisme zen Sôtô, Vannes : Sully, 2006, p. 117

jeudi 17 août 2017

Paroles de sagesse

« Prêtez l’oreille aux paroles de sagesse, ne vous souciez pas de celui qui les prononce. »

– Extrait puisé dans le livre d’Alexandra David-Néel, L’Inde où j’ai vécu, Presses Pocket, 1989, p. 301

mardi 15 août 2017

La fuite du temps

« Faire de chaque instant un moment plein, en accomplissant la chose importante de cet instant, sans rien remettre au lendemain. L’ici et maintenant doit être complet, parachevé. Ainsi n’aurons-nous pas à regretter la fuite du temps. »

– Taisen Deshimaru, maître zen, citation puisée dans Le trésor du zen, textes de Maître Dogen (XIIIe siècle), traduits et commentés par Taisen Deshimaru et présentés par Evelyn de Smedt, Paris : Albin Michel, 2003, p. 54

dimanche 13 août 2017

mardi 8 août 2017

La tranquillité dans quelque coin solitaire

« Dès que la moindre parcelle de sagesse est entrée dans l’esprit d’un homme il aspire à la solitude. »

– Extrait puisé dans le livre d’Alexandra David-Néel, Au coeur des Himalayas : Le Népal, Paris : Éditions Payot & Rivages, 2004, p. 125

samedi 5 août 2017

Hymne au soleil (Akhenaten) (Philip Glass; Paul Esswood)

L'excellent contre-ténor Anthony Roth Costanzo chantait ce soir ce très bel Hymne au soleil (“Hymn to the Sun”) tiré de l’oeuvre de Philip Glass, “Akhnaten” au Palais Montcalm de Québec avec l‘orchestre de chambre Les Violons du Roy. Ce fut sublime! Ce jeune chanteur a totalement conquis le public québécois. D’ici un an, il sera possible de se procurer un enregistrement sonore de sa fameuse prestation.

Je donne à entendre cette version magnifiquement interprétée par le ténor Paul Esswood.

jeudi 3 août 2017

La goutte de rosée

« Notre vie,
À quoi peut-on la comparer ?
À la goutte de rosée
Secouée du bec de l’oiseau aquatique,
Où se mire le reflet de la lune. »

– Eihei Dōgen, citation puisée dans Le trésor du zen, textes de Maître Dogen (XIIIe siècle), traduits et commentés par Taisen Deshimaru et présentés par Evelyn de Smedt, Paris : Albin Michel, 2003, p. 54

mercredi 2 août 2017

jeudi 27 juillet 2017

Par le son d’un caillou, j’ai tout oublié

« Par un coup, par le son d’un caillou,
Par le son d’un bambou,
J’ai tout oublié. J’en ai fini avec toute l’intelligence
qui emplissait mon cerveau.
Mes complications ont pris fin. »

– Kyogen, citation puisée dans Le trésor du zen, textes de Maître Dogen (XIIIe siècle), traduits et commentés par Taisen Deshimaru et présentés par Evelyn de Smedt, Paris : Albin Michel, 2003, p. 139

mardi 25 juillet 2017

jeudi 20 juillet 2017

L’ami spirituel

« L’ami spirituel est l’agent le plus fondamental de l’éveil de notre potentiel, en ce sens qu’il nous guide sur le chemin, nous explique les enseignements et les pratiques, et est pour nous l’exemple même de la personne totalement honnête et intrépidement résolue à travailler avec la confusion des autres. »

– Dzogchen Ponlop Rimpoché, Bouddha rebelle : Sur la route de la liberté; traduit de l'américain par Philippe Delamare, Paris : Marabout, 2016, p. 222

mardi 18 juillet 2017

Jardinière d'aisance


Photo: Chartrand Saint-Louis

jeudi 13 juillet 2017

L’art véritable est sans but

« L’art véritable est sans but, sans intention. Plus obstinément vous persévérerez à lâcher la flèche en vue d’atteindre sûrement un objectif, moins vous y réussirez, plus le but s’éloignera de vous. Ce qui pour vous est un obstacle, c’est votre volupté trop tendue vers une fin. Vous pensez que ce que vous ne faites pas par vous-même ne se produira pas. »

– Kenzo Awa, maître de l’arc, citation puisée dans Le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc (E. Herrigel), 1998, c1970, Paris : Dervy-Livres (préface de D.T. Suzuki), p. 55-56

mardi 11 juillet 2017

Arbre parasol


Photo: Chartrand Saint-Louis

jeudi 6 juillet 2017

Le zen, c'est perdre...

« Le zen, c'est perdre, c'est se ruiner soi-même. »

– Eihei Dōgen, citation puisée dans Le trésor du zen, textes de Maître Dogen (XIIIe siècle), traduits et commentés par Taisen Deshimaru et présentés par Evelyn de Smedt, Paris : Albin Michel, 2003, p. 120

mardi 4 juillet 2017

L’expérience de la vacuité

« Nous sommes ligotés depuis longtemps par la corde de l’attachement au soi, et lorsque nous la coupons, nous éprouvons un sentiment de pure joie d’être libres. La vacuité n’est pas un lieu désert où tout le monde se désole et se plaint de quelque chose – ça, c’est notre vie ordinaire. »

– Dzogchen Ponlop Rimpoché, Bouddha rebelle : Sur la route de la liberté; traduit de l'américain par Philippe Delamare, Paris : Marabout, 2016, p. 167

jeudi 29 juin 2017

Au creux de l'arbre


Photo: Chartrand Saint-Louis

mardi 27 juin 2017

L’acte respiratoire

« Après l’inspiration, refoulez doucement le souffle, pendant un moment, conservez-le en cet endroit, ainsi la paroi abdominale se tendra modérément. Ensuite, expirez à fond le plus lentement et le plus régulièrement possible : à nouveau, inspirez vivement après une brève pause et continuez ainsi en alternance d’inspiration et d’expiration dont le rythme s’établira tout doucement de lui-même. »

– Kenzo Awa, maître de l’arc, citation puisée dans Le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc (E. Herrigel), 1998, c1970, Paris : Dervy-Livres (préface de D.T. Suzuki), p. 39

vendredi 16 juin 2017

Parc du Bois-de-Coulonge

Photos prises non loin du belvédère et de son pavillon. Vue sur le port de plaisance du Yacht-Club de Québec.



Photos: Chartrand Saint-Louis

mercredi 14 juin 2017

La vérité du zen

« Lorsqu’on l’interrogea sur la vérité du zen, un maître répondit : « Excusez-moi, je dois uriner. Rendez-vous compte, une telle bagatelle, je dois la faire moi-même! » »

– citation puisée dans le livre de Philip KAPLEAU, Questions zen, Paris : Éditions du Seuil, 1992, p. 169

lundi 12 juin 2017

L’Incompréhensible

« Qu’il est terrible de veiller sur un homme, qui a l’Incompréhensible à sa portée, ne sait que faire, et s’assoit pour jouer avec un jouet appelé Dieu. »

– Dostoïevski, citation puisée dans le livre de Philip KAPLEAU, Questions zen, Paris : Éditions du Seuil, 1992, p. 333

vendredi 9 juin 2017

La plus haute activité

« Dans l'Art d’aimer, Erich Fromm examine le terme « actif » tel que l’utilise communément notre société. Il souligne que l’action d’une personne importe moins que sa motivation sous-jacente. Une personne poussée au travail incessant par insécurité, solitude ou avidité, par exemple, est l’esclave de ses passions, un objet passif, agi. En revanche, une personne assise en méditation concentrée est engagée dans la « plus haute activité qui soit, une activité de l’âme, qui n’est possible qu’à la condition d’être libre intérieurement et indépendant ». »

– citation puisée dans le livre de Philip KAPLEAU, Questions zen, Paris : Éditions du Seuil, 1992, p. 285

mercredi 7 juin 2017

Le comportement juste

« Regardez dans votre propre coeur-esprit, en réfléchissant attentivement à tous les aspects de votre situation existentielle et aux répercussions que votre action peut avoir sur votre famille et sur la société dans son ensemble. Une fois que les niveaux supérieurs de la conscience, qui soupèsent et analysent, seront parvenus au repos, le comportement « juste » vous apparaîtra clairement. Et, lorsqu’une telle action s’accompagne d’un sentiment de paix intérieure, vous pouvez être sûr de ne pas divaguer. »

– Philip KAPLEAU, Questions zen, Paris : Éditions du Seuil, 1992, p. 320